interview dans "Deadfuck Commando" - 1985
- Quand et pourquoi avoir formé Adolf et les Mekreants ?
Jerome: D'abord , y 'avait le groupe "Zone", keupon un max. la moitié du groupe savait pas jouer. Ils ( je
n'y étais pas encore) ont fait un concert à rodez, à laMJC (oi,oi ) ,puis le groupe a splitté. Le batteur et le guitariste ont reformé un groupe et c'est là que je suis apparu, l'homme fort de la situation, le genre modeste. Bref .on s'est retrouvé à 4, mais pourquoi, ça c'est plus difficile, certains c'est parce qu'ils ont envie de gueuler, d'emmerder, moi c'est parce que mon chien n'est pas du tout mélomane.
- Quelles ont été les différentes formations ?
Y'a la moitié branchée de Rodez , François belmonte ( Blasphème ) guitare , François Poulhës (Poï) chant , Gayraud jérome(c'est moi GG ) basse et pour le batteur.
on a eu le beude (capdenac) , Nonos ( Figeac) ,et maintenant on a pedro (ça fait 2 semaines).
- Vous avez fait 3 concerts , où ? quand ? comment ?
1er , Gemez, février 85 , bourrés .
2eme , Capdenac ,mars, bourrés .
3eme , Firmi mais on est pas passé , on s'est fait enculer par les organisateurs ... bourrés quand même . .
4eme, festival "pleine lune" à coté de Figeac , mi aout , bourrés , incident avec les organisateurs , on a cassé un micro, on s'est fait couper , mais par peur d'une baston, on a pu continuer .
voilà voilà voilà...
- Rodez, kesse ça donne niveau punk ? D' autres groupes ?
... ? ... Ah si , le seul groupe qui marche c'est les Gold . A Figeac ou dans le coin y'a
les Drakkor, . . .not dead.y zon l'air assez svmpas, mais on les a pas vu...
- Quels sont vos groupes préférés ?
Y'a de tout, moi c'est les CHAOS, le not dead anglais,OTH,Kambrones,panik LTDC ,Meteors. . .,
1e Blaspheme: un peu skin + Lucrate Milk, mkb . . .,
le Poï est plus rock: OTH ,Little Bob,...
Pedro est rock : Dogs , Inmates , Jam
... mais on écoute surtout Maladie Wargasm .
- Vous avez des projets de K7 ou autres ?
K7 , oui , avec le Dékapsuleur de Paris, mais on n'a pas de bon matos... de toute façon,on vise un
triple album en concert au Zenith.
- Aimez-vous la choucroute ? Quelle marque ?
0n adore la choucroute,la William Saurin importée du maroc,celle ou y'a du riz et des moules.
-Mis à part le groupe quelles sont vos activités ?
Tous sont en faç,sauf moi que ça fait 2 fois que je redouble (oi,oi) et le Pedro est à l'usine
(aïe,aïe).
- Que feriez vous si on vous proposait de passer à Champs Elysées ?
0ui,on passerait car le Poï est complètement amoureux de Michel Drucker et
moi je m'enculerais bien le chef d'orchestre.
- Est-ce que le chiffre 15003 signifie kelkchose pour vous ? Quoi ?
15003,c'est bien. Nous on organise des partouzes mais on n'est que 15001,alors si toi et ta meuf
vous voulez descendre a Rodez...
- Vos rêves. vos ambitions, vos déceptions,vos ages .
Nos reves , partouzer avec Douchka et Charles Dumont .
Nos ambitions : essayer de se tripoter le tralalala avec les pieds.
Nos déceptions : on y arrivera pas !
Poï : 20 ans , Pedro : 22 ans , Blaspheme et moi : 19 ans .
- Alors là,c'est pas compliqué,t'ajoutes ce que tu veux , je m'en fous .
Nous remercions le commissariat de police de Rodez, les organisateurs de festoches, les Beatles et tous les bancs des jardins publics .
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lundi 14 avril 2014
mercredi 12 septembre 2012
Drei Oklok interview - Combat - 1985
interview dans "Combat " - 1985
DREI OKLOK est originaire de Fumel , comme Les Ablettes . Le groupe participe aux compils Chaos vol1 et Chaos in Europe . Bien que le groupe se qualifie comme étant un groupe de Rock'n Roll tout simplement , Drei Oklok , c'est sans surprises, dans prétention et le fun est présent avant tout .
Où en est le groupe actuellement ?
DREI OKLOK : Actuellement,le groupe se porte pas trop mal après avoir eu une "GROSSE COUILLE".On s'est fait braquer tout le matos ,la veille d'un tremplin que nous avons fait quand même grâce a des copains qui nous ont prêté le leur. Nous avons pas repété depuis deux semaines,pas eu de balance et pourtant tout s'est bien passé,puisque nous avons remporté le tremplin.Ça a été un concert avec une certaine haine,quand des connards te piquent pour 2 battons et demi" de matos quand on sait la galère que c'est pour se le payer...
Avez vous des projets vinyliques , concerts ...?
Nous avons des projets de vinyl avec un mini L.P en début d'année,pour un label parisien,mais je ne peux rien dire de plus.
Y a t'il une bonne scène à Fumel ?
UNE BONNE SCENE A FUMEL????En un mot Fumel C'EST LE ROCKET LE RESTE ON EN A RIEN A FOUTRE.
Envisagez vous de faire des concerts à l'étranger ?
Jouer à l'étranger,c'est toujours intéressant mais pour le moment, nous attendons des contrats valables.
Que faites vous en dehors du groupe ?
Les DREI travaillent et ce n'est pas un peché .
Que pensez vous de la scène rock française ?
La scène française se porte pas trop mal,y a du bon et du moins bon,chacun ses goûts.
Pourquoi ce nom de Drei Oklok ?
Si on te le demande tu diras que tu n'en sais trop rien,car nous n'en savons rien nous même.Non,nous avons voulu un nom qui accroche bien,c'est pour cela que nous avons mis DREI en allemand et OKLOK,pas comme l'heure en anglais ;beaucoup se plante,n'est -ce pas?
Etes vous un groupe fun ?
Je n'aime pas trop qualifier notre musique,mais pour les paroles,on peut dire plutôt FUN.
Le mot de la fin ?
Nous avons une K7 de 5 titres en vente pour 30 FRS .
DREI OKLOK est originaire de Fumel , comme Les Ablettes . Le groupe participe aux compils Chaos vol1 et Chaos in Europe . Bien que le groupe se qualifie comme étant un groupe de Rock'n Roll tout simplement , Drei Oklok , c'est sans surprises, dans prétention et le fun est présent avant tout .
Où en est le groupe actuellement ?
DREI OKLOK : Actuellement,le groupe se porte pas trop mal après avoir eu une "GROSSE COUILLE".On s'est fait braquer tout le matos ,la veille d'un tremplin que nous avons fait quand même grâce a des copains qui nous ont prêté le leur. Nous avons pas repété depuis deux semaines,pas eu de balance et pourtant tout s'est bien passé,puisque nous avons remporté le tremplin.Ça a été un concert avec une certaine haine,quand des connards te piquent pour 2 battons et demi" de matos quand on sait la galère que c'est pour se le payer...
Avez vous des projets vinyliques , concerts ...?
Nous avons des projets de vinyl avec un mini L.P en début d'année,pour un label parisien,mais je ne peux rien dire de plus.
Y a t'il une bonne scène à Fumel ?
UNE BONNE SCENE A FUMEL????En un mot Fumel C'EST LE ROCKET LE RESTE ON EN A RIEN A FOUTRE.
Envisagez vous de faire des concerts à l'étranger ?
Jouer à l'étranger,c'est toujours intéressant mais pour le moment, nous attendons des contrats valables.
Que faites vous en dehors du groupe ?
Les DREI travaillent et ce n'est pas un peché .
Que pensez vous de la scène rock française ?
La scène française se porte pas trop mal,y a du bon et du moins bon,chacun ses goûts.
Pourquoi ce nom de Drei Oklok ?
Si on te le demande tu diras que tu n'en sais trop rien,car nous n'en savons rien nous même.Non,nous avons voulu un nom qui accroche bien,c'est pour cela que nous avons mis DREI en allemand et OKLOK,pas comme l'heure en anglais ;beaucoup se plante,n'est -ce pas?
Etes vous un groupe fun ?
Je n'aime pas trop qualifier notre musique,mais pour les paroles,on peut dire plutôt FUN.
Le mot de la fin ?
Nous avons une K7 de 5 titres en vente pour 30 FRS .
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- Fanzine / Magazine Interview,
Drei Oklok
mercredi 29 août 2012
Systeme D - Kontagion - 1985
interview dans "Kontagion" - 1985
- Pourquoi avoir fait un groupe (histoire)
Pour le fun. L'histoire du groupe serait trop longue à expliquer, en gros, création en Août 1983 , 1er disque en Mai 84.
- Vos influences ?
Le punk 77
- Que pensez vous des groupes de Rouen, Avez-vous des rapports avec eux ?
La scène rook Rouennaise est assez variée . Nous entretenons de bons rapports avec : Les Vermines
,Les Tweed, Les Flics, Les Sound Affects, Les Skin-Korps. En général on se sert les coudes.
- Que pensez vous du zine "On a faim" ?
On connait pas trop bien .
- Point de vue sur la scène Française ?Beaucoup sont décevants, on aime bien Oberkampf, Vatican, Caméra Silens.
- Que pensez vous du racisme ?Nous sommes racistes envers les CONS, ni "Touche pas à mon pote" ni LE PEN.
- Aimez vous le HardCore et leTrash ?"
On aime pas le Hard Core. Le Thrash ??!! !
(inconnu au bataillon, une nouvelle forme de smurf ?
- Quand vous écoutez un disque , portez vous plus d'attention à la musique ou aux paroles ?
En Anglais on fais plus attention à la musique , à la traduction on est parfois surpris .
En français on écoute les deux.
- Vos projets ?
Plus de concerts et un 2eme 45 T pour la fin 86 .
En écoute , "Loser" de Systeme D : ici
Libellés :
- Fanzine / Magazine Interview,
Systeme D
mercredi 22 août 2012
Sub Kids interview - Le Dékapsuleur - 1984
interview dans "Le Dékapsuleur" _ 1984
LES SUB KIDS SONT UN GROUPE ROCK DE DUNKERQUE INFLUENCES PAR LA VAGUE PUNK DE '77 SANS POURTANT RENIER LE ROCK & ROLL-BLUES.IL EST COMPOSE DE: Fred Rok...Guitare-Chant , Scum Chant-Guitare , Freddy Batterie , Steve M....Basse , JL & Zira. . .Roadies .
- Date de formation du groupe?
janvier 78. En fait, mon frère et moi (Fred & Scum), on jouait depuis 76 dans un groupe punk "SPIDERS" ;et après on a formé les KIDS.
- Faites vous de la musique à plein temps ? Non,on bosse tous.Soit au chantier, soit à l'usine;mais on est quand même pas mal dans la musique.
- Vos influences musicales ?
Ca va d'Elvis aux Damned ! on aime tous les vrais groupes rock notamment la cuvée 77 (Clash-Saints-Eater-et le reste).
- Pourquoi chantez-vous en anglais ?
Parce que le rock est anglais, et on écoute que ça.On est à 30 bornes de Douvres, alors le reste de la France est bien loin.
- Combien de titres avez-vous?
On a plus de 100 morceaux et quelques reprises (Undertones,Boys ,Ruts. . . )
- De quoi parlent vos chansons ?
De tout, des bringues, de bière, de marins buveurs, de femmes, de ROCK quoi!
- Comment c'est passée la rencontre avec CHAOS PRODUCTIONS?
Au départ par téléphone, et on a fait la bande qu'on leur a envoyée. Ce sont des gars sérieux, et ils font pas mal de trucs pour aider les groupes.
- Etait-ce votre premier morceau sur vinyl?
Non,on a fait le 1er 45t avant.
- Beaucoup de concerts à votre actif ?
En 7 ans,je ne peux pas compter tous les concerts . (dans les CET, en passant par les bistrots, clubs, bals , caves , festivals, foyers de marins )
- Ca bouge à Dunkergue ?
Y'a pas mal de groupes et pas mal de concerts dans les cafés, ce qui est bien pour 1 'ambiance, car la bière coule à flot !
- Avez-vous des contacts avec des groupes de la région? (ex: SNIX)
Non, pas tellement, je connais un peu les SNIX,mais ils ne sont pas d'ici, alors on se voit pas du tout.
- Que pensez vous du mouvement SKIN/PUNK en France?
Ca nous interesse pas vraiment car nous ne sommes pas punks; juste un simple Rock-band !
- Des projets vinyliques ?
Peut etre un mini album l'an prochain,sinon on accepte toutes propositions de concerts...
- La scène parisienne ne vous tente pas ?
On a déjà joué 2 fois à Paris, et on en garde pas de très bons souvenirs!
- La politique c'est quoi pour vous ? (cochez au choix)
1-C'est quoi?
2-Ca pue!
3-Truands
Les gens qui font de la politique feraient mieux de dépenser leur fric à envoyer de la bouffe et des médicaments en Afrique au lieu de nous emmerder avec leurs beaux discours (La gauche comme la droite ! )
En écoute , "Kids of glory" des Sub Kids : ici
LES SUB KIDS SONT UN GROUPE ROCK DE DUNKERQUE INFLUENCES PAR LA VAGUE PUNK DE '77 SANS POURTANT RENIER LE ROCK & ROLL-BLUES.IL EST COMPOSE DE: Fred Rok...Guitare-Chant , Scum Chant-Guitare , Freddy Batterie , Steve M....Basse , JL & Zira. . .Roadies .
- Date de formation du groupe?
janvier 78. En fait, mon frère et moi (Fred & Scum), on jouait depuis 76 dans un groupe punk "SPIDERS" ;et après on a formé les KIDS.
- Faites vous de la musique à plein temps ? Non,on bosse tous.Soit au chantier, soit à l'usine;mais on est quand même pas mal dans la musique.
- Vos influences musicales ?
Ca va d'Elvis aux Damned ! on aime tous les vrais groupes rock notamment la cuvée 77 (Clash-Saints-Eater-et le reste).
- Pourquoi chantez-vous en anglais ?
Parce que le rock est anglais, et on écoute que ça.On est à 30 bornes de Douvres, alors le reste de la France est bien loin.
- Combien de titres avez-vous?
On a plus de 100 morceaux et quelques reprises (Undertones,Boys ,Ruts. . . )
- De quoi parlent vos chansons ?
De tout, des bringues, de bière, de marins buveurs, de femmes, de ROCK quoi!
- Comment c'est passée la rencontre avec CHAOS PRODUCTIONS?
Au départ par téléphone, et on a fait la bande qu'on leur a envoyée. Ce sont des gars sérieux, et ils font pas mal de trucs pour aider les groupes.
- Etait-ce votre premier morceau sur vinyl?
Non,on a fait le 1er 45t avant.
- Beaucoup de concerts à votre actif ?
En 7 ans,je ne peux pas compter tous les concerts . (dans les CET, en passant par les bistrots, clubs, bals , caves , festivals, foyers de marins )
- Ca bouge à Dunkergue ?
Y'a pas mal de groupes et pas mal de concerts dans les cafés, ce qui est bien pour 1 'ambiance, car la bière coule à flot !
- Avez-vous des contacts avec des groupes de la région? (ex: SNIX)
Non, pas tellement, je connais un peu les SNIX,mais ils ne sont pas d'ici, alors on se voit pas du tout.
- Que pensez vous du mouvement SKIN/PUNK en France?
Ca nous interesse pas vraiment car nous ne sommes pas punks; juste un simple Rock-band !
- Des projets vinyliques ?
Peut etre un mini album l'an prochain,sinon on accepte toutes propositions de concerts...
- La scène parisienne ne vous tente pas ?
On a déjà joué 2 fois à Paris, et on en garde pas de très bons souvenirs!
- La politique c'est quoi pour vous ? (cochez au choix)
1-C'est quoi?
2-Ca pue!
3-Truands
Les gens qui font de la politique feraient mieux de dépenser leur fric à envoyer de la bouffe et des médicaments en Afrique au lieu de nous emmerder avec leurs beaux discours (La gauche comme la droite ! )
En écoute , "Kids of glory" des Sub Kids : ici
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Sub Kids
vendredi 17 août 2012
Panik LTDC interview - Le Dekapsuleur - 1984
interview dans "Le Dékapsuleur" - 1984
3 jours après leur concert au forum , nous avons rencontré dans leur local Les Troubadours Du Chaos,afin d'avoir leur impressions sur le concert et pour vérifier si ce sont des garçons charmants (cf "Les troubadours du chaos").
RESULTAT: Ils n'ont pas menti!
Panik LTDC , c'est : CHRISTIAN Chant , GUY Guitare , NOEL Basse , PIERRE Batterie et BERNARD....Manager
- Comment avez-vous trouvé le concert de lundi ?
P:Ca c ' est bien passé de notre coté .Ce doit être notre meilleur concert.
- La salle vous a-t-elle plu ?
P:Oui,1'accoustique était super.mais c'était mal aéré,on étouffait .Sinon,ils auraient pu enlever quelques sièges de plus devant la scène
- Votre concept était un peu court.Etait-ce voulu ?
P: oui tout d'abord parce que c'était une première partie,et puis on a rien touché comme tune,alors on voulait pas se défoncer. Quand on passera seuls , ce sera plus long.
- Pourquoi avoir commencé votre set à fond puis brusquement ,jouer les morceaux plus lents ?
P : ils ne sont pas vraiment plus lents,c'est l'ambiance de ces morceaux qui fait ça. On a voulu
faire une deuxième partie plus melodique, jouer du PANIK et pas du rock vu par PANIK, et pas se mettre dans un créneau .
- Est ce le signe d'une évolution ?
P: oui,au début un groupe s' imprègne de l'ambiance environnante , ensuite si il veut progresser , il faut qu'il évolue . On cherche un style plus personnel.
- N 'avez-vous pas peur ainsi de perdre une partie de votre public?
P: Non.on évolue pour ne pas s'enfermer dans un créneau et pas mal de gens le comprenne bien.
- Le punk en 84, souvenir ou réalité ?
(Grosse discution ! )
Noel et Guy: Un souvenir...
Christian :Une continuité bizarre, J'ai bien connu l'esprit '77 ,auiourd'hui c'est différent.
Pierrer : En '77 , c'était bien,mais aujourd'hui c'est des poses de branleurs !
- Vous considérez vous comme punks alors ?
A l 'origine oui,maintenant on se dirige vers un style plus personnel .
- L'ambiance du concert était un peu froide,non?
P: Oui et non.Les gens s'éclataient mais y'avait un feeling bizarre.C ' est un phénomène de mode parisienne.
- Christian ,pourquoi ces vêtements sur scène?
C : Pour prouver que l'habit ne fait pas le moine.On ne veut pas de clichés.Et puis parce quej 'aime bien les vieux costards .
- Pourquoi cet harmonica ?
P : faut délirer un peu! On a même envisagé une fois de faire un morceau avec de la cornemuse , mais pour en trouver une, c'est pas évident .
- Pourquoi avez-vous modifié "ballade pour un shoot" ?
P : Parce qu' on en avait marre de la jouer : fallait changer ou jeter,et comme cette chanson est lié à l'histoire du groupe on l'a modifiée pour la garder.
- Comment avez-vous fait pour faire la première partie des VIBRATORS ?
P : C'est VECU qui nous a contacté.Au début il nous demandait de la tune alors on avait refusé:puis ça a changé. Il faut dire que sans RTH et nous les VIBRATORS n'auraient jamais joué .
-Pourquoi ?
P : Parce qu ' ils ne trouvaient pas une salle !
- Avez-vous aimé leur concert ?
P : Oui,ils ont surtout joué les anciens morceaux.C'était plus rock que punk (genre OTH).
- Avez-vous eu des rapports avec eux ?
P : très peu et de toute façon on en gardera pas un grand souvenir! Ils nous prenaient pour leur roadies!
- Les compilations "1984" et "LA FRANCE PROFONDE",vous avez aimé ?
P: Pas tellement,on a fait ça vite,c'était des copains.Par contre pour les petits groupes c'est excellent.
- Piaf, vous aimez ?
P : L ' esprit.mais ce qui est important c'est la chanson ; en plus c'est toujours marrant de faire une reprise.
- Vos groupes préférés ?
P : C'est très varié.C'est pas vraiment les groupes mais certaines chansons.On fait un tri. Les anciens KILLING JOKE pour tous,sinon un peu reggae,un tout petit peu de béguine (NJLR : Pierre s'insurge!).Noël écoute CRUXIFIX,Christian certains GBH. "London Calling" fait l'unanimité .
- Un 33 tours bientôt ?
P: en 85 mais on sait pas quand . On travaille pour, ce qui est sur , c'est qu'on en sortira plus que le 1er .
- Vous en avez tiré combien ?
P : 2000 exemplaires. Pour le 2eme , ce sera au minimum 5000 , faut décoller. Tant qu'un groupe ne vit pas de sa musique , c'est la galère .
- Vivez vous de votre musique ?
P : Non, et en plus on est au chômage !
- Le prochain disque toujours autoproduit ?
P : on ne sait pas .L 'autoproduction c'est bien beau mais faut de la tune et puis ça va pas loin dans la distribution .Et comme on veut faire quelque chose de sérieux...A la limite il sera co-produit.
- Qui fait les textes et la musique?
P: C'est Christian pour les paroles et Guy trouve une idée pour la musique et on s'y met tous. On est très homogènes . On discute.On est jamais radicalement opposé à une idée.
- PANIK,est-ce votre vie ?
P: Oui .Dans les paroles on bluffe pas,ce serait trop grave.Si on veut faire quelquechose de bien, faut y croire.
- La bière,vous aimez ?
(NDLR:Question idiote vu la rapidité avec laquelle les nôtres ont été englouties ! ! !)
P: Oui,surtout les bonnes .Mais on aime aussi la vodka ou le whiskv quand on est invités !
- PANIK et les skins?
P: 0n sait pas d'où elle sort cette histoire...encore un bruit qui courre.On a rien contre eux,y'en avait bien au concert,ils s'éclataient comme les autres.Les skins de provinces sont plus cools qu'à Paris,ils traînent avec les keupons sans problèmes.
- Un souhait ?
P: Que le public comprenne que les concerts c'est aussi pour eux,et que si à chaque concert c'est la merde tout le monde en pâtira.C'est déjà assez la galère pour trouver une salle .
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Panik LTDC
dimanche 22 juillet 2012
Drei Oklok interview - La Voie of rock - 1985
DREI OKLOK - Fumel ... des petits vauriens qui iront loin
interview dans " La voie of rock " - 1985
Formé en 78 , ce gang originaire de Fumel, débordant de fun et d'énergie , qui a subi de nombreux changements tout en restant entre copains, nous reviens très en forme après son excellent titre sorti sur Chaos en France , "les petits vauriens" , avec une autre chanson sur Chaos in Europe : "cunégonde".
- Vous avez eu des changements , (notamment le bassiste) , racontez nous l'épopée du groupe.
Oui, nous avons eu plusieurs changements ,le bassiste nous a laché le jour (disons la veille) de l'enregistrement "des petits vauriens" pour CHAOS EN FRANCE. C' est le guitariste qui l'a remplacé.
Ensuite le batteur (Gil) est passé à la basse , il nous manquait plus qu 'un batteur que nous avons trouvé
rapidement (Amador) .Un an et demi après ,le chanteur se casse ,JOEL le guitariste lui succède et les DREI se retrouvèrent drei !
- Influences musicales ?
Sham 69 , 999, Stiff Little Fingers, Heartbreakers, Ramones, Angelic Upstart et bien d'autres .... vagues 77 .
- Après votre morceau sur CHAOS EN FRANCE "Les petits vauriens",on ne vous entend plus beaucoup, qu' avez-vous fait pendant tout ce temps ?
Le groupe a connu pas mal de changement comme je l'ai cité ci-dessus et surtout un gros manque de fric qui nous a acculé pour le matos. A présent tout est rentré dans l' ordre.
- A propos de ce fameux morceau : aprés son succès ne vous a -t'il pas encouragé à sortir une galette vinylique ?
Si bien sûr,quel est le groupe qui ne voudrait pas avoir son 45t ; il faudrait le demander à une maison de disques et à ses messieurs les producteurs,s'il existe.
- Qu' écoutez vous en ce moment ?
Nous écoutons toujours la même chose, on ne s'en lasse pas,même 8 ans après.
Quelques groupes français.
- A Fumel, .il y a beaucoup de groupes rock je crois, comment se passe l'entente ?
Toujours autant de groupes, quelques uns ont arrêté mais la relève est très bien assurée.Entre groupes Fumélois nous nous entendons très bien. Nous faisons la fête ensemble .
- Comment voyez-vous l'avenir du groupe ?
L'avenir du groupe, dure question, nous espèrons beaucoup de choses. Pour ce qui est du présent , tout se passe très bien pour nous : on a quelques dates de concerts sur le sud-ouest.
Nous devrons nous faire signer courant septembre par un label parisien .
Nous allons rentrer en studio pour enregistrer une maquette . On a enregistré pour Chaos en Europe le morceau "Cunégonde" , la compilatio est actuellement disponible .
- Que représente pour vous le Punk actuellement ?
A l'heure actuelle, le punk rock de 85 ne vaut pas la bonne époque du punk rock 77 . Il y a de bonnes choses et de moins bonnes .
- Des paroles qui dérangent , ça vous parait essentiel pour un groupe de punk rock ?
Non , pas du tout , on est pas obligé de faire du punk rock pour faire des textes provocateurs ou de révoltés , chacun ses idées . les textes dits engagés , c'est du déjà vu et fatiguant .
- A propos de paroles, quand vous voyez un con comme Le Pen, ça ne vous inspire pas pour de nouveaux textes ?
Nous ne mélangeons nullement la politique aux textes , que ce soit Le Pen ou mes "couilles" en ski .
- Qui compose les morceaux ?
Toutes les compositions de textes sont de notre ancien chanteur qui a enregistré "les petits vauriens" , la musique Drei Oklok .
interview dans " La voie of rock " - 1985
Formé en 78 , ce gang originaire de Fumel, débordant de fun et d'énergie , qui a subi de nombreux changements tout en restant entre copains, nous reviens très en forme après son excellent titre sorti sur Chaos en France , "les petits vauriens" , avec une autre chanson sur Chaos in Europe : "cunégonde".
- Vous avez eu des changements , (notamment le bassiste) , racontez nous l'épopée du groupe.
Oui, nous avons eu plusieurs changements ,le bassiste nous a laché le jour (disons la veille) de l'enregistrement "des petits vauriens" pour CHAOS EN FRANCE. C' est le guitariste qui l'a remplacé.
Ensuite le batteur (Gil) est passé à la basse , il nous manquait plus qu 'un batteur que nous avons trouvé
rapidement (Amador) .Un an et demi après ,le chanteur se casse ,JOEL le guitariste lui succède et les DREI se retrouvèrent drei !
- Influences musicales ?
Sham 69 , 999, Stiff Little Fingers, Heartbreakers, Ramones, Angelic Upstart et bien d'autres .... vagues 77 .
- Après votre morceau sur CHAOS EN FRANCE "Les petits vauriens",on ne vous entend plus beaucoup, qu' avez-vous fait pendant tout ce temps ?
Le groupe a connu pas mal de changement comme je l'ai cité ci-dessus et surtout un gros manque de fric qui nous a acculé pour le matos. A présent tout est rentré dans l' ordre.
- A propos de ce fameux morceau : aprés son succès ne vous a -t'il pas encouragé à sortir une galette vinylique ?
Si bien sûr,quel est le groupe qui ne voudrait pas avoir son 45t ; il faudrait le demander à une maison de disques et à ses messieurs les producteurs,s'il existe.
- Qu' écoutez vous en ce moment ?
Nous écoutons toujours la même chose, on ne s'en lasse pas,même 8 ans après.
Quelques groupes français.
- A Fumel, .il y a beaucoup de groupes rock je crois, comment se passe l'entente ?
Toujours autant de groupes, quelques uns ont arrêté mais la relève est très bien assurée.Entre groupes Fumélois nous nous entendons très bien. Nous faisons la fête ensemble .
- Comment voyez-vous l'avenir du groupe ?
L'avenir du groupe, dure question, nous espèrons beaucoup de choses. Pour ce qui est du présent , tout se passe très bien pour nous : on a quelques dates de concerts sur le sud-ouest.
Nous devrons nous faire signer courant septembre par un label parisien .
Nous allons rentrer en studio pour enregistrer une maquette . On a enregistré pour Chaos en Europe le morceau "Cunégonde" , la compilatio est actuellement disponible .
- Que représente pour vous le Punk actuellement ?
A l'heure actuelle, le punk rock de 85 ne vaut pas la bonne époque du punk rock 77 . Il y a de bonnes choses et de moins bonnes .
- Des paroles qui dérangent , ça vous parait essentiel pour un groupe de punk rock ?
Non , pas du tout , on est pas obligé de faire du punk rock pour faire des textes provocateurs ou de révoltés , chacun ses idées . les textes dits engagés , c'est du déjà vu et fatiguant .
- A propos de paroles, quand vous voyez un con comme Le Pen, ça ne vous inspire pas pour de nouveaux textes ?
Nous ne mélangeons nullement la politique aux textes , que ce soit Le Pen ou mes "couilles" en ski .
- Qui compose les morceaux ?
Toutes les compositions de textes sont de notre ancien chanteur qui a enregistré "les petits vauriens" , la musique Drei Oklok .
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Drei Oklok
mercredi 4 juillet 2012
Tweed interview - La voie of rock - 1985
TWEED - ROUEN
interview dans "La voie of rock" 1985
Les Tweeds , c'est depuis 1984 , Georges au chant , Didier à la guitare, Christophe à la basse et Eric à la batterie.
- Influences ?
Elles sont toujours dans la même lignée suivant les différents membres du groupe ; disons : Rock, Pop Rock ou encore Power Pop.
- Biographie :
TWEED est un groupe de Rouen qui a fait quelques concerts dans la région puis ensuite a voulu tourné de plus en plus en allant jouer à Strasbourg,Paris,Blois, Nice,Vienne,Sète,Amiens.Le groupe a participé aux 2 dernières fêtes de la musique,il a fait 2 enregistrements télé (FR3 Jean-Lou Janeir Rockin Chair) ainsi que divers émissions de radio (Rouen, Amiens,Paris,Strasbourg.....).
- Comment se porte la scène ROCK à ROUEN ?
En 79 il y a eu beaucoup de groupes,les concerts ont été de plus en plus nombreux et à partir de 82 tout cela a un peu disparu,il y a encore quelques groupes mais l'atmosphère n'y est plus.
- Vous êtes classés comme étant un groupe MODS , qu'en pensez-vous ? est-ce que les MODS représentent encore quelques chose pour vous?
Il est vrai que les MODS se reconnaissent dans notre musique mais TWEED est un groupe de ROCK qui joue pour tout le monde,nous ne sommes pas un groupe avec un public.Biensur si nous jouons dans des villes où il y a des MODS,s'ils sont au concert , cela est très bien,mais nous voulons faire apprécier notre musique aussi bien à des gens qui écoute autre chose que ce que nous aimons.
- Vous avez joué il y a quelques temps à Blois avec les 3 TIME LOSER et CASTING SPELLS , quels souvenirs vous restent-ils de ce concert ? et que pensez-vous des 2 autres groupes ?
Nous avons gardé un très bon souvenir du concert de Blois, le public est très bon,il sait apprécier lec concerts,il est vivant et accueillant.De même, nous espérons rejouer à Blois très bientôt.Quand aux 2 autres groupes, Three Time Loser mérite de continuer dans son élan et de faire de nombreux concerts pour être beaucoup plus connu en France. Pour Casting Spells, leur attitude nous a un peu déçu , les groupes modestes qui en veulent beaucoup méritent de réussier, le rock n'est pas un jeu de frime.
- Qu'écoutez-vous en ce moment?
Pas beaucoup de groupes actuels,qui nous déçoivent un peu(surtout les groupes Anglais qui sont dans une mauvaise passe).En fait celà est très varié (Bangles,Jam,Ramones, Undertones, Springsteen et aussi des groupes Français).
- Avez-vous contacté des labels pour des projets vinyliques ?
Aucun projet pour l'instant,le groupe doit encore faire des concerts et travailler toujours de mieux en mieux.
- Projets de concerts ?
Il y a toujours des projets mais nous attendons les confirmations et pourquoi pas Blois en tête de liste.
interview dans "La voie of rock" 1985
Les Tweeds , c'est depuis 1984 , Georges au chant , Didier à la guitare, Christophe à la basse et Eric à la batterie.
- Influences ?
Elles sont toujours dans la même lignée suivant les différents membres du groupe ; disons : Rock, Pop Rock ou encore Power Pop.
- Biographie :
TWEED est un groupe de Rouen qui a fait quelques concerts dans la région puis ensuite a voulu tourné de plus en plus en allant jouer à Strasbourg,Paris,Blois, Nice,Vienne,Sète,Amiens.Le groupe a participé aux 2 dernières fêtes de la musique,il a fait 2 enregistrements télé (FR3 Jean-Lou Janeir Rockin Chair) ainsi que divers émissions de radio (Rouen, Amiens,Paris,Strasbourg.....).
- Comment se porte la scène ROCK à ROUEN ?
En 79 il y a eu beaucoup de groupes,les concerts ont été de plus en plus nombreux et à partir de 82 tout cela a un peu disparu,il y a encore quelques groupes mais l'atmosphère n'y est plus.
- Vous êtes classés comme étant un groupe MODS , qu'en pensez-vous ? est-ce que les MODS représentent encore quelques chose pour vous?
Il est vrai que les MODS se reconnaissent dans notre musique mais TWEED est un groupe de ROCK qui joue pour tout le monde,nous ne sommes pas un groupe avec un public.Biensur si nous jouons dans des villes où il y a des MODS,s'ils sont au concert , cela est très bien,mais nous voulons faire apprécier notre musique aussi bien à des gens qui écoute autre chose que ce que nous aimons.
- Vous avez joué il y a quelques temps à Blois avec les 3 TIME LOSER et CASTING SPELLS , quels souvenirs vous restent-ils de ce concert ? et que pensez-vous des 2 autres groupes ?
Nous avons gardé un très bon souvenir du concert de Blois, le public est très bon,il sait apprécier lec concerts,il est vivant et accueillant.De même, nous espérons rejouer à Blois très bientôt.Quand aux 2 autres groupes, Three Time Loser mérite de continuer dans son élan et de faire de nombreux concerts pour être beaucoup plus connu en France. Pour Casting Spells, leur attitude nous a un peu déçu , les groupes modestes qui en veulent beaucoup méritent de réussier, le rock n'est pas un jeu de frime.
- Qu'écoutez-vous en ce moment?
Pas beaucoup de groupes actuels,qui nous déçoivent un peu(surtout les groupes Anglais qui sont dans une mauvaise passe).En fait celà est très varié (Bangles,Jam,Ramones, Undertones, Springsteen et aussi des groupes Français).
- Avez-vous contacté des labels pour des projets vinyliques ?
Aucun projet pour l'instant,le groupe doit encore faire des concerts et travailler toujours de mieux en mieux.
- Projets de concerts ?
Il y a toujours des projets mais nous attendons les confirmations et pourquoi pas Blois en tête de liste.
vendredi 1 juin 2012
Cockney Rejects Interview - Grinding Halt - 1980
The Cockney Rejects must be one of the most earthly, solid punk bands to have arisen in the last couple of years, and one of few to present punk in the way it should be heard.
Nowadays bands use all sorts of gadgets which detract from the spontaneity asnd simplicity of the music. The Rejects, however resist this and are writing and playing songs in the way groups did some three years ago.
This is what they had to say after their set supporting Slaughter:
- Is the new single (Greatest Cockney Rip Off) a reference to Jimmy Pursey?
Micky Geggus: No, well it's a bit of a piss take really, like he goes round calling himself the great cockney cowboy and all that but he never goes near the place,y' know what I mean?
- Did you have an argument with him ?
MG : Yeah, a bit — let's drop it though 'cos he isn't really worth it. l've had enough
of him.
- How did you feel about the press the album got ?
MG : Well, I was happy with the album and that's all that really matters to me. I reckon it's a good album, and that's good enough for me, the press ain't all that important — Gary Bushell gave it a good write up though.
- How did the Gary Bushell link come about ?
MG : Well, basically I sent him a tape and he liked it and it all went from there. But he had to choose between writing and managing and he chose writing 'cos you can't do both properly at the same time.
- Why is no-one credited on the album ?
Nigel Woolf : The guy who played on the album was bought out and so they didn't have to credit him. £200 was all it cost to buy him out. I arrived to late to have anything on the album. It was too late to do it all again so no-one was credited.
- Why did you choose EMI ?
NW : They choose us. Someone came to one of our gigs and liked us and it all went from there.
- How do you get on with them ?
NW : Well, they're really great to work with, they give us everything we want and they're really generous and helpful.
- Why did you leave Small Wonder ?
Vince Riordon : Well, they're a bunch of wankers, always trying to rip bands off, all this talk about them being good 'cos they're a small company is crap. Small Wonder are only interested in Crass who are a bunch of bloody hippies - crap. We've no regrets about choosing EMI. A lot of bands go around saying its best to be on a small label and all that, but that's a load of bollocks really. You hear about how EMI treated the Sex Pistols and all that, but they're great really. Other groups only say small companies are best 'cos the big ones aren't interested in them and won't give them a major recording contract.
- Do you have any particular musical influences?
NW : Well, Micky and Stinky are influenced by God Save the Queen and all that stuff.
- How did the Rejects get started ?
NW : Well, Micky and Stinky used to be in a band called The Shitters then Vince came in from thE Deadflowers and then me from Back To Zero.
- Are you pleased with the way the album's been selling?
NW : Yeah, very pleased. It's outsold Sham's first two albums already, and I think that's really great.
- What exactly happened about Jimmy Pursey?
NW : Well, he'd come in and start telling everyone what to do and he'd try to change things, to how he wanted them, and not how the band wanted them to be and they just told him to fuck off.
- Have you been asked to do TOTP?
NW : Well, do it when we get asked. And Tiswas - I'd love to go on Tiswas.
- Why were so many dates cancelled on your recent tour ?
Simply because they thought there was always trouble at our gigs.
- Is there ?
VR : No, not really...well, you saw tonight - when have you seen so many punks and skinheads in one hall
and there was only one fight, which we sorted out ourselves. But there isn't much violence at our gigs at all. A lot of people say skins are violent but the ones who follow us around are quite peaceful really.
- A lot of bands that started off in the early days of punk have changed musical direction, like The Clash, and many have become more commercial. Can you see this happening to The Rejects?
MG : No, I hope not. I Can't see any reason why we should. We'll just keep on going as we are.
And on that optimistic note we left it - lets hope they keep to their work, for I would hate to seet The Rejects enegy surpressed, and for them to follow the same course as many other Punk bands, that arose before them.
Libellés :
- Fanzine / Magazine Interview,
Cockney rejects
lundi 28 mai 2012
Prop Sack interview - Rock en Stock - 1982
Prop Sack interview dans Rock en Stock , 1982
PROP SACK, Rien à jeter - Paris Mai 82 : Parisiens,l'énergie des sous-sols semble vouloir désespérément remonter en surface. Et il ne faut pas s'en plaindre car depuis Métal Urbain, Asphalt Jungle, Guilty Razors, Gazoline et autres, plus rien !! Je veux dire plus rien qui renferme autant d'énergie, de hargne, de racines dispersées. Seul Oberkampf persistait à croire que l'on pouvait aller plus loin qu'une signature au bas d'un contrat et... les oubliettes. Oberkampf après une auto-production vient tout juste de trouver la bonne porte. Prop Sack fait donc partie des nouveaux groupes qui possèdent cette fameuse énergie qui motive leur démarche.
Prop Sack : On ne se pose pas de question sur ce qu 'on fait comme musique parce que c 'est un fait « naturel ». La musique correspond à notre démarche, à notre environnement, à notre vie. Pour le moment, on ne se voit pas faire autre chose.
Mayonnaise : Le seul truc qui va changer, c 'est que je vais mettre plus de mélodie dans ma voix. Et puis l'arrivée d'un nouveau bassiste permet de corriger certaines petites choses.
- Vous êtes apparus sur la compilation «Paris Mix», vous en êtes contents ?
Prop Sack : Nous ne sommes pas particulièrement satisfaits ni du son, ni de la promotion, sous-entendu le résultat final n 'est pas convaincant. En fait, c'était une opportunité qu'il fallait saisir. II faut dire que certains groupes ont eu encore moins de chance que nous, c'est quand même emmerdant car l'idée était bonne. Il n 'existe plus de rythmique sur cet album, ceci dit c'est peut-être le pressage ?
- La télé bouge sur la musique, les radios Libres tentent des trucs, la presse devrait suivre, bien que ??? Tu penses que c'est maintenant ?
Prop Sack : On aimerait beaucoup, ceci dit, je pense que sur Paris c'est vraiment fermé pour jouer. Nous allons sûrement faire des concerts en Hollande, et puis la province devrait s'ouvrir un peu.
- On vous colle des étiquettes ?
Prop Sack : Eh oui, ça commence, c 'est cela qui est dangereux et ennuyeux. Les gens pensent Punk = violence, ce n'est pas exact. Punk, punk, je ne sais plus si cela correspond à quelque chose, le mot a été trop déformé. Ceci dit...
Mayonnaise : Je suis à 100% punk, c'est exactement ça. Mais c'est plus une attitude, une démarche qu'autre chose. Les étiquettes c'est chiant. Je pense que ce sont certains événements dans ma vie qui m'ont conduit à cette attitude, sans ces événements, je ne serais peut-être pas là. On n 'est pas punk par mode, sinon en ce moment on ferait du synthé. On vit avec et la musique est le moyen de libérer notre énergie, de faire notre truc, la violence ne m'intéresse pas, cela ne t'apporte pas grand-chose, et trop souvent, les événements te dépassent, tu contrôles rien. Ce que l'on cherche maintenant, c'est des concerts, et puis auto-produire un 45t. après on verra venir, j'espère que la « scène » va enfin exploser.
II existe un besoin quasi vital pour ces groupes d'exister, de sortir de la salle de répétition, d'agir, d'exploser, le tout au grand jour. Devenu nécessité, leurs sons vont ricocher sur le bitume et s'accrocher à la vie, à leur vie . Il n'existe pas de musique plus réaliste , la réalité/vrai qui explose. Prop Sack tient à en être le fer de lance. Paris tente enfin de se trouver une identité propre . Jean Marc Canovas
Un morceau sur Paris Mix : Here
PROP SACK, Rien à jeter - Paris Mai 82 : Parisiens,l'énergie des sous-sols semble vouloir désespérément remonter en surface. Et il ne faut pas s'en plaindre car depuis Métal Urbain, Asphalt Jungle, Guilty Razors, Gazoline et autres, plus rien !! Je veux dire plus rien qui renferme autant d'énergie, de hargne, de racines dispersées. Seul Oberkampf persistait à croire que l'on pouvait aller plus loin qu'une signature au bas d'un contrat et... les oubliettes. Oberkampf après une auto-production vient tout juste de trouver la bonne porte. Prop Sack fait donc partie des nouveaux groupes qui possèdent cette fameuse énergie qui motive leur démarche.
Prop Sack : On ne se pose pas de question sur ce qu 'on fait comme musique parce que c 'est un fait « naturel ». La musique correspond à notre démarche, à notre environnement, à notre vie. Pour le moment, on ne se voit pas faire autre chose.
Mayonnaise : Le seul truc qui va changer, c 'est que je vais mettre plus de mélodie dans ma voix. Et puis l'arrivée d'un nouveau bassiste permet de corriger certaines petites choses.
- Vous êtes apparus sur la compilation «Paris Mix», vous en êtes contents ?
Prop Sack : Nous ne sommes pas particulièrement satisfaits ni du son, ni de la promotion, sous-entendu le résultat final n 'est pas convaincant. En fait, c'était une opportunité qu'il fallait saisir. II faut dire que certains groupes ont eu encore moins de chance que nous, c'est quand même emmerdant car l'idée était bonne. Il n 'existe plus de rythmique sur cet album, ceci dit c'est peut-être le pressage ?
- La télé bouge sur la musique, les radios Libres tentent des trucs, la presse devrait suivre, bien que ??? Tu penses que c'est maintenant ?
Prop Sack : On aimerait beaucoup, ceci dit, je pense que sur Paris c'est vraiment fermé pour jouer. Nous allons sûrement faire des concerts en Hollande, et puis la province devrait s'ouvrir un peu.
- On vous colle des étiquettes ?
Prop Sack : Eh oui, ça commence, c 'est cela qui est dangereux et ennuyeux. Les gens pensent Punk = violence, ce n'est pas exact. Punk, punk, je ne sais plus si cela correspond à quelque chose, le mot a été trop déformé. Ceci dit...
Mayonnaise : Je suis à 100% punk, c'est exactement ça. Mais c'est plus une attitude, une démarche qu'autre chose. Les étiquettes c'est chiant. Je pense que ce sont certains événements dans ma vie qui m'ont conduit à cette attitude, sans ces événements, je ne serais peut-être pas là. On n 'est pas punk par mode, sinon en ce moment on ferait du synthé. On vit avec et la musique est le moyen de libérer notre énergie, de faire notre truc, la violence ne m'intéresse pas, cela ne t'apporte pas grand-chose, et trop souvent, les événements te dépassent, tu contrôles rien. Ce que l'on cherche maintenant, c'est des concerts, et puis auto-produire un 45t. après on verra venir, j'espère que la « scène » va enfin exploser.
II existe un besoin quasi vital pour ces groupes d'exister, de sortir de la salle de répétition, d'agir, d'exploser, le tout au grand jour. Devenu nécessité, leurs sons vont ricocher sur le bitume et s'accrocher à la vie, à leur vie . Il n'existe pas de musique plus réaliste , la réalité/vrai qui explose. Prop Sack tient à en être le fer de lance. Paris tente enfin de se trouver une identité propre . Jean Marc Canovas
Un morceau sur Paris Mix : Here
Libellés :
- Fanzine / Magazine Interview,
Prop Sack
mercredi 16 mai 2012
Eddie and the Hot Rods interview - BEST - 1978
Eddie and the Hot Rods
interview dans Best - 1978
Passé le déferlement punk, Eddie & The Hot Rods sont toujours là, enthousiastes comme au premier jour, brûlant les planches et consumant la cire. Bill Schmock est allé leur dire qu 'il ne les avait pas oubliés.
Drôles de gens que ceux d'Eddie & The Hot Rods, des mecs qui marchent à l'instinct, comme ça, sans trop se soucier des conséquences. Et bien sûr ils ne font pas toujours ce qu'il y a de plus bénéfique pour le groupe et forcément leur succès s'en ressent. Parce que tout de même, Eddie & The Hot Rods est le nouveau groupe anglais dont on a parlé en premier, le plus et en mieux, faut pas oublier.
Les gars étaient là au début du boom new-wave en 1976 avec leur rock qui retrouvait l'urgence et la spontanéité des débuts, avec leurs singles qui pétaient le feu et faisaient les premiers pieds de nez au business. Savaient rigoler et faire danser et filer une énergie sans manières, mais les garçons ne voulaient pas jouer le jeu de la contestation, pas plus que celui du scandale. C'est ainsi qu'ils se sont fâchés à mort avec les Pistols à l'époque où ils passaient ensemble au Marquée.
Les Rods préféraient jouer et prendre du bon temps, en donner par la même occasion ; les Rods sont des petites zones qui lorsqu'ils sont sur scène ne pensent qu'à une chose, s'éclater, et du coup ils se sont faits dépasser, noyer, oublier par un phénomène dont ils étaient au centre sinon à la base.
Les Rods n'avaient pas de grandes gueules, la seule chose qu'ils savaient faire c'était du rock et du bon et du vrai. Ils savent toujours. Et puis aussi, ils ont enregistré deux foutus 33 tours. Avec des morceaux qui sonnent comme des manifestes adolescents, impossibles à oublier. Seulement, entre l'enregistrement de « Teenage Dépression » (qui a reçu l'éloge de la critique) et celui de « Life On The Line » (idem) il s'est écoulé trop de temps; tout au moins assez pour se faire oublier, assez pour se faire doubler par tous les autres qui n'en avaient pas à perdre.
Et comme ils marchent au fun ils ont fait d'autres erreurs, celle de changer trois fois de nom en l'espace de six mois juste pour l'esthétique de leurs pochettes,celle d'enregistrer avec d'autres musiciens, Rob Tyner du MC5, Johnny thunders, celle de passer au Pavillon de Paris aussi.
Alors, pour en savoir un peu plus sur leur situation présente, les concerts (sold-out) qu'ils donnaient au Lyceum de Londres étaient l'occasion rêvée.
La première chose qui frappe c'est à quel point leurs morceaux sont forts, des tubes en puissance qui viennent à chaque fois vous péter dans la gueule sans que vous puissiez vous empêcher de sauter au plafond. Parce que vous vous surprenez toujours à connaître paroles et mélodies comme si vous les aviez toujours chantées. Les hymnes que sont déjà « Cet across to you », « Teenage Dépression », « Why can't it be ? » donnent la mesure du talent de Dave Higgs. Un compositeur génial qui a le don d'écrire des chansons évidentes qui restent.
Les reprises, « The Kids are alright » deTownshend, « Show me alright » de Tex, « Shake » de Cooke qui leur collent à la peau et retrouvent une vitalité toute neuve.
Et les nouveaux morceaux qui sont pour la plupart le fait de Graeme Douglas, le nouveau guitariste (ex-Kursaal Flyers),« Téléphone Girl », « Life On The Line » et « Do Anything you wanna do » ont exactement tout ce qu'il faut pour que vous vous les rappeliez dès la première écoute.
D'ailleurs un des grands moments du concert c'est lorsque Barry Masters hurle en sautant de toute part « Do Anything you wanna do » sûr de son public qui reprend en coeur. Barry Masters se conduit toujours sur scène comme s'il était sur un ring avec ses sauts spectaculaires, ses roulés-boules acrobatiques.
Sérieuses parties de guitares aussi entre Higgs et Douglas qui, dans le genre rythmique-solo, se posent un peu là. Les Rods sont définitivement un sacré groupe scénique qui possède déjà ses classiques.
J'avais rendez-vous après le concert pour faire une interview. La loge est pleine à craquer de gens de toutes sortes. Le Champagne coule à flots et bien sûr le manager a oublié de prévenir Barry de mon arrivée : « Écoutes, on boit d'abord, on se paye du bon temps et on fait notre affaire un peu plus tard dans la chambre de mon hôtel » — « Ok Barry, ok » . Sur ce, il attrape une bouteille de Champagne qu'il prend bien soin de remuer avant de la déverser sur les têtes environnantes et recommence le jeu cinq ou six fois de suite.
Seul, Dave Higgs reste dans son coin avec sa petite amie pour discuter tranquillement en buvant du seven up. « Tu t'amuses David ? » — « Sûr mon gars ». La fumée envahit très vite la pièce, la chaleur suit et les yeux commencent à pleurer. Le truc qui m'étonne c'est le nombre de groupies présentes et pas de raclures, à tel point que j'en peux plus de mater les culs et à mesure que le temps et le Champagne s'écoulent j'en viens à mater n'importe lesquels, même ceux des mecs. Là, j'ai compris que ça n'allait plus du tout :
« Ok Barry, on y va ?» ; on y est allé. Dans la chambre, Graeme Douglas nous a suivis et un peu plus tard le reste du groupe accompagné de quelques amis. Une vingtaine de personnes plus très claires, il était trois heures du matin et pour la première fois à la surprise générale Dave Higgs s'est mis à parler.
- Les concerts que vous donnez à Londres sont toujours meilleurs qu'à Paris, l'endroit où vous jouez est important ?
- Barry : La dernière fois que nous sommes venus à Paris c'était pas mal je trouve, mais il y avait cette grande salle ridicule (le Pavillon de Paris) pour les grands groupes. Et puis nous en étions encore à chercher notre identité, c'était une période de transition pour le groupe.
- Graeme : C'est comme moi actuellement, c'est mon premier grand tour avec le groupe et j'ai mis un certain temps à m'y intégrer, adapter ce que je faisais à ce qu'il faisait, pour faire les choses vraiment bien. Maintenant ça va beaucoup mieux, nous nous connaissons mutuellement et savons de quoi nous sommes capables ensemble, (s'adressant à Barry) Ce soir c'était un peu confus, je ne m'entendais pas bien, il va falloir remédier à cela demain.
- Barry : Pas de considérations techniques pendant l'interview ! C'était un bon concert.
- Graeme : Oui, great.
- Barry : Tu sais au Dejazet c'était mieux, le club était bien, il y avait de bonnes vibrations. La question que l'on nous pose souvent est de savoir si l'on se sent mieux dans les petits clubs ou dans les grandes salles. En fait ça dépend du moment et des gens qui viennent nous voir. Le public fait les bons et les mauvais concerts. Ça ne dépend pas de la ville mais de la possibilité de communication.
- Mais ne pensez-vous pas que votre public est plus à Londres qu'ailleurs ?
- Barry : Non. De toute façon les gens qui aiment le rock'n'roll l'approchent de la même manière n'importe où, du moment que le groupe est bon et fait bien son truc. Avant que Graeme nous rejoigne nous avons fait une tournée française avec Marc Zermati, il y avait plusieurs dates en province et nous avons bénéficié d'une très bonne réaction de la part du public parce qu'il n'a pas l'occasion de voir beaucoup de groupes rock.
- D'où venez-vous ?
- Barry : Nous sommes de Southampton, enfin à côté mais nous allons nous baser à Londres, ça facilite les choses c'est un centre qui permet d'évoluer tout autour.
- Graeme, comment as-tu rejoint le groupe ?
- Graeme : De façon toute fait imprévue et d'un autre côté ça devait arriver. J'ai joué avec Kursaals pendant trois ans et si tu veux je n'étais pas satisfait, j'en avais marre de ne pas vraiment jouer la musique qui me tient à coeur et se rapproche en fait du hard-rock. Une musique simple et directe, puissante. Le mieux que j'avais à faire était de me tirer et à ce moment-là, ils m'ont demandé un soir de venir jammer et je l'ai fait et c'était vraiment ça.
- Barry : C'était très étrange pour nous. Bon, la presse a déconné en disant que Graeme est venu pour sauver le groupe parce que nous n'avions rien fait depuis un an et demi. Au départ c'était simplement pour se faire plaisir. Nous avions un concert au Rainbow et nous lui avons dit d'apporter sa guitare, on va se marrer et prendre du bon temps, et puis on s'est vraiment marré alors il est resté. De toute façon nous avions changé personnellement et nous cherchions à changer notre musique pour qu'elle corresponde mieux à notre nouvelle vision.
- II semble avoir eu une grande influence sur vous et votre musique, non ?
- Barry : Oui, c'est vrai.
- Graeme : J'ai une force de caractère énorme . (rires)
- Barry : Il s'est opéré un changement naturel au sein du groupe et la venue de Graeme et aussi un changement naturel, bien que nous avions l'impression de n'avoir rien besoin de plus dans le groupe. Je sens beaucoup plus d'appui maintenant, personnellement ça me facilite les choses . Graeme compose et joue sur des bases plus mélodiques mais toujours puissantes et ça me permet de faire des choses plus variées vocalement. Il donne aussi plus d'espace à Dave (Higgs) . Avant , il n'avait pas le temps de faire des solos, il était moins percutant. Il lui donne le moyen de s'exprimer plus longuement sur scène. Il aide vraiment tout le monde. Il nous allège et nous ne nous étions pas apperçu auparavant que c'est ce dont nous avions le plus besoin.
- Graeme : Tu sais jusqu'ici , j'ai passé mon temps à apprendre et je m'apperçois maintenant que c'était pour ce groupe.
- Comment ça se passe entre David et toi ?
- Graeme : Au début, je crois qu'il était un peu ennuyé, c'est lui qui a été le plus affecté par mon arrivée. Nous avons du apprendre à nous connaitre en tant que musiciens et aussi en tant que compositeurs, maintenant nous donnons le meilleur de nous mêmes et nous nous complétons, nous avons tout à y gagner.
- Pourquoi n'a-t-il composé qu'un titre sur 'Life. On the line ?'.
- Barry : Parce qu'il l'a décidé ainsi, il ne voulait pas s'éparpiller, et il a fait un morceau vraiment très fort, c'est une décision personnelle.
- La grande question : vous aimez les pochettes suicidaires, est-ce que cela signifie quelque chose de particulier pour le groupe?
- Graeme : Euh,elles véhiculent un message : c'est une question de réincarnation , le commencement de vies nouvelles, (rires) ; non ce sont simplement de foutues bonnes pochettes. Ça n'a rien de profond, nous ne voulons surtout pas pousser les kids à se suicider par strangulation .
- Barry : La première pochette était vraiment forte, très intense, c'était vraiment la tête du type qui est sur le point de se suicider mais qui ne sait pas encore s'il va le faire. La seconde pochette est le contraire de ce que l'on pouvait attendre de nous, après la couleur, elle est noire et blanche et grise mais en fait elle est dans la même lignée que la première. Finalement elle reflète assez bien la carrière du groupe, c'est un pari, il y a une corde et si l'on met la tête dedans on peut se pendre à sa propre corde, c'est vraiment la vie sur un fil.
Le groupe peut éclater et nous aurons juste la solution de retourner à nos sales boulots et fini la musique.
Les Rods représentent un pari continuel et l'on-peut se planter à tout rnoment.
- Mais c'est tout de même l'ambiance du moment .
- Barry : Euh, oui d'une certaine façon, cela peut-être interprété comme ça mais nos chansons sont plutôt pleine d'espoir et d'espérances. Elles sont axées sur la contestation des choses qui sont pourries , nous disons "ceci ne va pas, faites quelque chose si vous voulez les changer, allez y, mais si vous ne voulez pas, ne le faites pas, si vous préférez vous pendre, allez y". Nous ne sommes pas des maitres à penser, nous ne dirigeons pas les kids, nos textes ne disent pas " faites ceci ou celà" mais plutôt "faites pour le mieux, jouissez de la vie comme vous l'entendez,amusez-vous ". Actuellement, la plupart des grou'pes new-wave se veulent des prêcheurs, ils disent "essayez de faire des trucs comme nous le faisons et si,vous le voulez nous avons la réponse pour vous". Ils parlent en connaisseurs de religion et de politique, seulemem c'est un risque parce que,si ce qu'ils disent est faux, les kids vont se retrouver dans la merde. Et le rôle d'un groupe n'est justement pas de foutre son public dans la merde,mais de lui donner du bon temps, C'est une grande responsabilité.
- Pourquoi avez vous changer si souvent de nom ?
-Graeme : Nous n'avons jamais changé, c'est une erreur, une mauvaise compréhension, interprétation de la presse anglaise qui est toujours à la recherche d'information . En fait , nous avons sorti un 45 tours avec un logo spécial et Eddie & The Hot Rods était tout simplement trop long pour l'esthétiqu alors nous avons gardé simplement Rods.La presse s'en est tout de suite emparé sans se renseigner auprès de nous; Le plus drole,c'est que c'est elle là première à nous,ayoïr appelé les Rods parce que c' était plus court. Tout ça ce sont des conneries qui n'ont pas d'importance.
- Mais tu ne penses pas que ça peut nuire à votre carrière ?
- Graeme : Trop de personnes croient en ce que la presse raconte alors que c'est du chewing-gum, elle ne raconte que' ce qu'elle veut. Elle.essaie de nous changer, elle en rajoute rnais ça ne marche pas parce qu'on s'en fout .Elle veut du sensationnel , des hits, des têtes d'affiche et s'il y en a qui passent à côté de ça , c'est bien nous .
- Pourquoi ce long silence entre "Teenage Dépression" et "Life On The line" ?
- Barry : nous sommes humains, nous ne sommes pas une usine. Nous aurions pu enregistrer un 33 tours avant , juste pour répondre aux désirs du public mais il aurait été moins bon.Nous ne voulons pas nous forcer à produïre des disques pour une simple question de délais, nous préférons avoir du bon matériel avant d'enregistrer et c'est ce que nous avons fait. La musique c'est pas du travail à la chaîne ou alors dans ce cas ,il ne faut pas espérer qu'un groupe donne le meilleur de lui-même parce que forcément il n'est pas
motivé s'il est forcé de s'en tenir à un horaire fixe. Le prochain album sera étonnant.
- Mais tout de même,çà peut vous faire oublier
- Barry : on se fait oublier plus catégoriquement avec un mauvais disque qu'avec un bon silence.Nous refusons à sortir de mauvais albums juste pour le succès , de toute façon, ca ne peut pas durer bien longtemps.
- Comment vous est venue l'idée d'enregistrer un single avec Rob Tyner ?
- Graeme : nous l'aimons bien . Il était venu des Etats Unis faire une interview pour un article sur la New Wave anglaise , et un soir, nous avons donné un concert, il était là, nous lui avons proposé de venir chanter avec nous. Nous enregistrions alors "Life on the line" et comme nous avions le temps et des chansons prêtes nous avons enregistré le single en une nuit. C'etait bien, on l'a sorti , Great fun !
- Il parait que vous avez enregistré également avec Johnny Thunders ?
- Graeme : Oui, seulement Paul et Steve, le bassiste et le drummer. Ils avaient déjà joué avec lui et le
connaissaient. Ils entretenaient de bonnes relations et ils l'ont fait pour le fun.
- Tu penses que c'est bon de jouer avec différents musiciens comme ça ?
- Graeme : Oui, sûr, on n'est effrayé par personne. Tout ce que tu fais est une expérience qui t'apporte quelque chose.Tu apprends à mieux connaître ton instrument ,tu 'apprends à jouer, c'est bon. C'est un échange très instructif. Il faut de toute façon être au courant de ce qui se passe autour de toi, ;ça te permet d' évoluer et de na pas toujours faire la même chose.
- Mais là aussi ça peut être dangereux pour le groupe .
- Barry : Je ne pense pas, pas vraiment. Il y a vraiment une grande différence entre jouer avec un type un soir, jammer avce lui et vivre avec les gens . Parce que nous vivons plus ou moins ensemble et ça marche parce que nous sommes tous concernés par l'avenir du groupe, ce qu'il fait et ce que chacun de nous pense des autres. Jamais on ne dira "Ok, tires-toi des Rods,parce que tu as joué avec quelqu'un d'autre et que ta place est ailleurs".Au contraire ça ne peut être que bénéfique pour le groupe dans la mesure où, ça lui apporte de nouvelles idées, influences.
- Tu n'apparais pas sur la pochette de "Life on the line", as tu toujours un contrat avec CBS ?
- Graeme : oui, il y a quelques problèmes mais je pense q''ils vont être résolus . La dernière chose à laquelle pense le business ,c'est au rock' n 'roll , les contrats sont la pire gangraine qui puisse exister.
C'est vraiment un milieu d'enculé mais on s'en fout de toute façon, ils ne nous empêcheront pas d'être ensemble,et dejouer notre musique.
- Le NME a dit qu'on avait eu Eddie and Rhythm 'n Blues Rods avec Lew Lewis Eddie and the Punk Rods avec "Teenage depression" et Eddie and the pop Rods" avec "Life On The line" . Vous êtes d'accord ?
- Barry : Quand la presse anglaise s'occupe de quelque chose, elle ne s'occupe jamais de ce qui est important, seulement des choses mineures qui se passent et elle essaie d'être la première à en parler au risque de se planter. Lorsque la mode new-wave est apparue, elle nous a laissé tomber et a parlé des pires trucs,c'était désastreux.
- Graeme : Les faits ne sont jamais reproduits dans leur vérité,ils ajoutent leur propre interprétation, il ne faut pas les croire, ils se foutent de la musique. Tu sais, on admire Status Quo, c'est un grand groupe, la presse les a toujours descendus et après quinze ans, ils sont toujours là parce qu'ils croient en ce qu'ils
font et suivent leur direction sans s'occuper du reste. Nous faisons la même chose, nous ne sommes pas une mode qui arrive et s'en va comme une marée.
- Vous n'avez pas répondu à ma question
- Dave : ( il est là depuis cinq minutes) Il y a quatre ans on faisait exactement lamême chose, Il n'y a pas eu réellement de changement de cette sorte, nous faisons encore un set complet de morceaux ,comme des blues à douze mesures ou qui ressemblent à des vieux rhythm n'blues et ils sonnent comme avant. Ils ont
simplement le temps mais ça ne change pas réellement .
- Vous étiez présents au début de la new-wave lorsque vous jouiez au Marquée début 76.
- Dave : Oui mais c' est tout, nous n'avions rien à voir avec tout ça, nous ne pensions pas de la même façon, il n'y avait absolument pas de sentiments punk chez les Rods .Il se trouve qu'on est sorti à cette époque. C'est comme dans les sixties, il y avait beaucoup de groupes et beaucoup de kids ne ressentaient pas ces
histoires de héros, ils avaient simplement le sentiment de pouvoir sortir et d'aller assister à des concerts ; en 7 ou 8 ans, ils ont appris comment le faire. Je n'aime pas cette foutue période pop avec les pop stars. C'est comme si lles kids prenaient exemple sur nous au lieu d'être eux-mêmes, c'est tout à l' envers. Le trip du héros est une foutue connerie.
- Que penses tu de l'évolution du rock en 77 ?
- Dave : évolution ? je ne pense pas qu'il y ait eu tellement d'évolution.
- Pourquoi ?
- Dave: pour moi les gens fontl la même chose que ce que nous avons fait ou que ce que d' autres groupes ont fait avant nous, rien de jamais vu auparavant .C'est vrai aujourd'hui encore.
- Mais tu ne penses pas que ce qui s'est passé est important ?
- Dave: Euh, oui, je ne dois pas etre restrictif, parce que ça a procuré la chance aux kids d'aller aux concerts et d'en donner aussi .Pendant un moment , c'était vraiment lassantet il n'y avait que la disco et pas moyen pour un nouveau groupe de sortir , et les kids ont de nouveau la possibilité de se défoncer avec des groupes de leur age et qui leur ressemblaient .Ils n'étaient plus obligés de rester chez eux à écouter des disques, ils
ont retrouvé le gout des concerts, ce qui est une bonne chose. Ils peuvent maintenant commencer quelque chose, la preuve leur a été donnée qu'il y a de la place pour tout le monde . Le chemin est tracé ,ils vont pouvoir innover.
- Penses tu que le Pub Rock, Feelgood, Kursaal, vous , était un phénomène pré-révolutionnaire ?
- Dave : Oui, sur, beaucoup de groupes ont commencé des choses nouvelles, ils ont redonné aux kids le gout du rock - parce qu'ils l'avaient perdu , oublié avec des groupes comrne Genesis, Yes et toute cette rnerde. Mais ça n'avait en fait rien de révolutionnaire, rien de comparable avec des types comme Hendrix ou Townshend . En fait , c'était plutôt une réaction à l'ennui. Je veux dire la musique ne peut pas etre
révolutionnaire, ça n'existe pas . Qu'est-ce que les nouveaux groupes ont apporté de révolutionnaire par rapport à ceux des années 60 ? Tout le monde se pique les idées et ç'est normal, c'est un cercle mais on ne peut pas parler de révolution si ce n'est que l'enthousiasme est revenu et quela musique a retrouvé sa réalité en s'adressant directement aux kids. Il est facile de parler de révolution mais on a toujours dans la tête ce qui s'est passé avant et les influences ne peuvent être éliminées. L' important c'est de faire oublier aux kids ce qui se passe dehors lorsqu' ils viennent à un de nos concerts ; à' côté de ça, toutes les révolutions sont des foutaises. Les groupes qui font de la politique sous le prétexte de la révolution, le font pour le blé et rien ne change.
- La scène a changé malgré tout.
- Dave : Qu'est-ce qui a changé depuis 65 , tu vois une différence en dehors du fait que les concerts coûtent plus chers et que le business a grossi , qu'il brasse plus d'argent . Les groupes continuent de
donner des concerts et les kids continuent à aller les voir comme avant et rien n' a changé, c'est une illusion. La politique est une connerie, les groupes New Wave ne sont pas les premiers à avoir fait de la politique et de toute façon, çà n'a jamais avancé à rien.
- Graeme (en français dans le texte) : Plus ça change et plus c'est la même chose .
Bill Schmock
Passé le déferlement punk, Eddie & The Hot Rods sont toujours là, enthousiastes comme au premier jour, brûlant les planches et consumant la cire. Bill Schmock est allé leur dire qu 'il ne les avait pas oubliés.
Drôles de gens que ceux d'Eddie & The Hot Rods, des mecs qui marchent à l'instinct, comme ça, sans trop se soucier des conséquences. Et bien sûr ils ne font pas toujours ce qu'il y a de plus bénéfique pour le groupe et forcément leur succès s'en ressent. Parce que tout de même, Eddie & The Hot Rods est le nouveau groupe anglais dont on a parlé en premier, le plus et en mieux, faut pas oublier.
Les gars étaient là au début du boom new-wave en 1976 avec leur rock qui retrouvait l'urgence et la spontanéité des débuts, avec leurs singles qui pétaient le feu et faisaient les premiers pieds de nez au business. Savaient rigoler et faire danser et filer une énergie sans manières, mais les garçons ne voulaient pas jouer le jeu de la contestation, pas plus que celui du scandale. C'est ainsi qu'ils se sont fâchés à mort avec les Pistols à l'époque où ils passaient ensemble au Marquée.
Les Rods préféraient jouer et prendre du bon temps, en donner par la même occasion ; les Rods sont des petites zones qui lorsqu'ils sont sur scène ne pensent qu'à une chose, s'éclater, et du coup ils se sont faits dépasser, noyer, oublier par un phénomène dont ils étaient au centre sinon à la base.
Les Rods n'avaient pas de grandes gueules, la seule chose qu'ils savaient faire c'était du rock et du bon et du vrai. Ils savent toujours. Et puis aussi, ils ont enregistré deux foutus 33 tours. Avec des morceaux qui sonnent comme des manifestes adolescents, impossibles à oublier. Seulement, entre l'enregistrement de « Teenage Dépression » (qui a reçu l'éloge de la critique) et celui de « Life On The Line » (idem) il s'est écoulé trop de temps; tout au moins assez pour se faire oublier, assez pour se faire doubler par tous les autres qui n'en avaient pas à perdre.
Et comme ils marchent au fun ils ont fait d'autres erreurs, celle de changer trois fois de nom en l'espace de six mois juste pour l'esthétique de leurs pochettes,celle d'enregistrer avec d'autres musiciens, Rob Tyner du MC5, Johnny thunders, celle de passer au Pavillon de Paris aussi.
Alors, pour en savoir un peu plus sur leur situation présente, les concerts (sold-out) qu'ils donnaient au Lyceum de Londres étaient l'occasion rêvée.
La première chose qui frappe c'est à quel point leurs morceaux sont forts, des tubes en puissance qui viennent à chaque fois vous péter dans la gueule sans que vous puissiez vous empêcher de sauter au plafond. Parce que vous vous surprenez toujours à connaître paroles et mélodies comme si vous les aviez toujours chantées. Les hymnes que sont déjà « Cet across to you », « Teenage Dépression », « Why can't it be ? » donnent la mesure du talent de Dave Higgs. Un compositeur génial qui a le don d'écrire des chansons évidentes qui restent.
Les reprises, « The Kids are alright » deTownshend, « Show me alright » de Tex, « Shake » de Cooke qui leur collent à la peau et retrouvent une vitalité toute neuve.
Et les nouveaux morceaux qui sont pour la plupart le fait de Graeme Douglas, le nouveau guitariste (ex-Kursaal Flyers),« Téléphone Girl », « Life On The Line » et « Do Anything you wanna do » ont exactement tout ce qu'il faut pour que vous vous les rappeliez dès la première écoute.
D'ailleurs un des grands moments du concert c'est lorsque Barry Masters hurle en sautant de toute part « Do Anything you wanna do » sûr de son public qui reprend en coeur. Barry Masters se conduit toujours sur scène comme s'il était sur un ring avec ses sauts spectaculaires, ses roulés-boules acrobatiques.
Sérieuses parties de guitares aussi entre Higgs et Douglas qui, dans le genre rythmique-solo, se posent un peu là. Les Rods sont définitivement un sacré groupe scénique qui possède déjà ses classiques.
J'avais rendez-vous après le concert pour faire une interview. La loge est pleine à craquer de gens de toutes sortes. Le Champagne coule à flots et bien sûr le manager a oublié de prévenir Barry de mon arrivée : « Écoutes, on boit d'abord, on se paye du bon temps et on fait notre affaire un peu plus tard dans la chambre de mon hôtel » — « Ok Barry, ok » . Sur ce, il attrape une bouteille de Champagne qu'il prend bien soin de remuer avant de la déverser sur les têtes environnantes et recommence le jeu cinq ou six fois de suite.
Seul, Dave Higgs reste dans son coin avec sa petite amie pour discuter tranquillement en buvant du seven up. « Tu t'amuses David ? » — « Sûr mon gars ». La fumée envahit très vite la pièce, la chaleur suit et les yeux commencent à pleurer. Le truc qui m'étonne c'est le nombre de groupies présentes et pas de raclures, à tel point que j'en peux plus de mater les culs et à mesure que le temps et le Champagne s'écoulent j'en viens à mater n'importe lesquels, même ceux des mecs. Là, j'ai compris que ça n'allait plus du tout :
« Ok Barry, on y va ?» ; on y est allé. Dans la chambre, Graeme Douglas nous a suivis et un peu plus tard le reste du groupe accompagné de quelques amis. Une vingtaine de personnes plus très claires, il était trois heures du matin et pour la première fois à la surprise générale Dave Higgs s'est mis à parler.
- Les concerts que vous donnez à Londres sont toujours meilleurs qu'à Paris, l'endroit où vous jouez est important ?
- Barry : La dernière fois que nous sommes venus à Paris c'était pas mal je trouve, mais il y avait cette grande salle ridicule (le Pavillon de Paris) pour les grands groupes. Et puis nous en étions encore à chercher notre identité, c'était une période de transition pour le groupe.
- Graeme : C'est comme moi actuellement, c'est mon premier grand tour avec le groupe et j'ai mis un certain temps à m'y intégrer, adapter ce que je faisais à ce qu'il faisait, pour faire les choses vraiment bien. Maintenant ça va beaucoup mieux, nous nous connaissons mutuellement et savons de quoi nous sommes capables ensemble, (s'adressant à Barry) Ce soir c'était un peu confus, je ne m'entendais pas bien, il va falloir remédier à cela demain.
- Barry : Pas de considérations techniques pendant l'interview ! C'était un bon concert.
- Graeme : Oui, great.
- Barry : Tu sais au Dejazet c'était mieux, le club était bien, il y avait de bonnes vibrations. La question que l'on nous pose souvent est de savoir si l'on se sent mieux dans les petits clubs ou dans les grandes salles. En fait ça dépend du moment et des gens qui viennent nous voir. Le public fait les bons et les mauvais concerts. Ça ne dépend pas de la ville mais de la possibilité de communication.
- Mais ne pensez-vous pas que votre public est plus à Londres qu'ailleurs ?
- Barry : Non. De toute façon les gens qui aiment le rock'n'roll l'approchent de la même manière n'importe où, du moment que le groupe est bon et fait bien son truc. Avant que Graeme nous rejoigne nous avons fait une tournée française avec Marc Zermati, il y avait plusieurs dates en province et nous avons bénéficié d'une très bonne réaction de la part du public parce qu'il n'a pas l'occasion de voir beaucoup de groupes rock.
- D'où venez-vous ?
- Barry : Nous sommes de Southampton, enfin à côté mais nous allons nous baser à Londres, ça facilite les choses c'est un centre qui permet d'évoluer tout autour.
- Graeme, comment as-tu rejoint le groupe ?
- Graeme : De façon toute fait imprévue et d'un autre côté ça devait arriver. J'ai joué avec Kursaals pendant trois ans et si tu veux je n'étais pas satisfait, j'en avais marre de ne pas vraiment jouer la musique qui me tient à coeur et se rapproche en fait du hard-rock. Une musique simple et directe, puissante. Le mieux que j'avais à faire était de me tirer et à ce moment-là, ils m'ont demandé un soir de venir jammer et je l'ai fait et c'était vraiment ça.
- Barry : C'était très étrange pour nous. Bon, la presse a déconné en disant que Graeme est venu pour sauver le groupe parce que nous n'avions rien fait depuis un an et demi. Au départ c'était simplement pour se faire plaisir. Nous avions un concert au Rainbow et nous lui avons dit d'apporter sa guitare, on va se marrer et prendre du bon temps, et puis on s'est vraiment marré alors il est resté. De toute façon nous avions changé personnellement et nous cherchions à changer notre musique pour qu'elle corresponde mieux à notre nouvelle vision.
- II semble avoir eu une grande influence sur vous et votre musique, non ?
- Barry : Oui, c'est vrai.
- Graeme : J'ai une force de caractère énorme . (rires)
- Barry : Il s'est opéré un changement naturel au sein du groupe et la venue de Graeme et aussi un changement naturel, bien que nous avions l'impression de n'avoir rien besoin de plus dans le groupe. Je sens beaucoup plus d'appui maintenant, personnellement ça me facilite les choses . Graeme compose et joue sur des bases plus mélodiques mais toujours puissantes et ça me permet de faire des choses plus variées vocalement. Il donne aussi plus d'espace à Dave (Higgs) . Avant , il n'avait pas le temps de faire des solos, il était moins percutant. Il lui donne le moyen de s'exprimer plus longuement sur scène. Il aide vraiment tout le monde. Il nous allège et nous ne nous étions pas apperçu auparavant que c'est ce dont nous avions le plus besoin.
- Graeme : Tu sais jusqu'ici , j'ai passé mon temps à apprendre et je m'apperçois maintenant que c'était pour ce groupe.
- Comment ça se passe entre David et toi ?
- Graeme : Au début, je crois qu'il était un peu ennuyé, c'est lui qui a été le plus affecté par mon arrivée. Nous avons du apprendre à nous connaitre en tant que musiciens et aussi en tant que compositeurs, maintenant nous donnons le meilleur de nous mêmes et nous nous complétons, nous avons tout à y gagner.
- Pourquoi n'a-t-il composé qu'un titre sur 'Life. On the line ?'.
- Barry : Parce qu'il l'a décidé ainsi, il ne voulait pas s'éparpiller, et il a fait un morceau vraiment très fort, c'est une décision personnelle.
- La grande question : vous aimez les pochettes suicidaires, est-ce que cela signifie quelque chose de particulier pour le groupe?
- Graeme : Euh,elles véhiculent un message : c'est une question de réincarnation , le commencement de vies nouvelles, (rires) ; non ce sont simplement de foutues bonnes pochettes. Ça n'a rien de profond, nous ne voulons surtout pas pousser les kids à se suicider par strangulation .
- Barry : La première pochette était vraiment forte, très intense, c'était vraiment la tête du type qui est sur le point de se suicider mais qui ne sait pas encore s'il va le faire. La seconde pochette est le contraire de ce que l'on pouvait attendre de nous, après la couleur, elle est noire et blanche et grise mais en fait elle est dans la même lignée que la première. Finalement elle reflète assez bien la carrière du groupe, c'est un pari, il y a une corde et si l'on met la tête dedans on peut se pendre à sa propre corde, c'est vraiment la vie sur un fil.
Le groupe peut éclater et nous aurons juste la solution de retourner à nos sales boulots et fini la musique.
Les Rods représentent un pari continuel et l'on-peut se planter à tout rnoment.
- Mais c'est tout de même l'ambiance du moment .
- Barry : Euh, oui d'une certaine façon, cela peut-être interprété comme ça mais nos chansons sont plutôt pleine d'espoir et d'espérances. Elles sont axées sur la contestation des choses qui sont pourries , nous disons "ceci ne va pas, faites quelque chose si vous voulez les changer, allez y, mais si vous ne voulez pas, ne le faites pas, si vous préférez vous pendre, allez y". Nous ne sommes pas des maitres à penser, nous ne dirigeons pas les kids, nos textes ne disent pas " faites ceci ou celà" mais plutôt "faites pour le mieux, jouissez de la vie comme vous l'entendez,amusez-vous ". Actuellement, la plupart des grou'pes new-wave se veulent des prêcheurs, ils disent "essayez de faire des trucs comme nous le faisons et si,vous le voulez nous avons la réponse pour vous". Ils parlent en connaisseurs de religion et de politique, seulemem c'est un risque parce que,si ce qu'ils disent est faux, les kids vont se retrouver dans la merde. Et le rôle d'un groupe n'est justement pas de foutre son public dans la merde,mais de lui donner du bon temps, C'est une grande responsabilité.
- Pourquoi avez vous changer si souvent de nom ?
-Graeme : Nous n'avons jamais changé, c'est une erreur, une mauvaise compréhension, interprétation de la presse anglaise qui est toujours à la recherche d'information . En fait , nous avons sorti un 45 tours avec un logo spécial et Eddie & The Hot Rods était tout simplement trop long pour l'esthétiqu alors nous avons gardé simplement Rods.La presse s'en est tout de suite emparé sans se renseigner auprès de nous; Le plus drole,c'est que c'est elle là première à nous,ayoïr appelé les Rods parce que c' était plus court. Tout ça ce sont des conneries qui n'ont pas d'importance.
- Mais tu ne penses pas que ça peut nuire à votre carrière ?
- Graeme : Trop de personnes croient en ce que la presse raconte alors que c'est du chewing-gum, elle ne raconte que' ce qu'elle veut. Elle.essaie de nous changer, elle en rajoute rnais ça ne marche pas parce qu'on s'en fout .Elle veut du sensationnel , des hits, des têtes d'affiche et s'il y en a qui passent à côté de ça , c'est bien nous .
- Pourquoi ce long silence entre "Teenage Dépression" et "Life On The line" ?
- Barry : nous sommes humains, nous ne sommes pas une usine. Nous aurions pu enregistrer un 33 tours avant , juste pour répondre aux désirs du public mais il aurait été moins bon.Nous ne voulons pas nous forcer à produïre des disques pour une simple question de délais, nous préférons avoir du bon matériel avant d'enregistrer et c'est ce que nous avons fait. La musique c'est pas du travail à la chaîne ou alors dans ce cas ,il ne faut pas espérer qu'un groupe donne le meilleur de lui-même parce que forcément il n'est pas
motivé s'il est forcé de s'en tenir à un horaire fixe. Le prochain album sera étonnant.
- Mais tout de même,çà peut vous faire oublier
- Barry : on se fait oublier plus catégoriquement avec un mauvais disque qu'avec un bon silence.Nous refusons à sortir de mauvais albums juste pour le succès , de toute façon, ca ne peut pas durer bien longtemps.
- Comment vous est venue l'idée d'enregistrer un single avec Rob Tyner ?
- Graeme : nous l'aimons bien . Il était venu des Etats Unis faire une interview pour un article sur la New Wave anglaise , et un soir, nous avons donné un concert, il était là, nous lui avons proposé de venir chanter avec nous. Nous enregistrions alors "Life on the line" et comme nous avions le temps et des chansons prêtes nous avons enregistré le single en une nuit. C'etait bien, on l'a sorti , Great fun !
- Il parait que vous avez enregistré également avec Johnny Thunders ?
- Graeme : Oui, seulement Paul et Steve, le bassiste et le drummer. Ils avaient déjà joué avec lui et le
connaissaient. Ils entretenaient de bonnes relations et ils l'ont fait pour le fun.
- Tu penses que c'est bon de jouer avec différents musiciens comme ça ?
- Graeme : Oui, sûr, on n'est effrayé par personne. Tout ce que tu fais est une expérience qui t'apporte quelque chose.Tu apprends à mieux connaître ton instrument ,tu 'apprends à jouer, c'est bon. C'est un échange très instructif. Il faut de toute façon être au courant de ce qui se passe autour de toi, ;ça te permet d' évoluer et de na pas toujours faire la même chose.
- Mais là aussi ça peut être dangereux pour le groupe .
- Barry : Je ne pense pas, pas vraiment. Il y a vraiment une grande différence entre jouer avec un type un soir, jammer avce lui et vivre avec les gens . Parce que nous vivons plus ou moins ensemble et ça marche parce que nous sommes tous concernés par l'avenir du groupe, ce qu'il fait et ce que chacun de nous pense des autres. Jamais on ne dira "Ok, tires-toi des Rods,parce que tu as joué avec quelqu'un d'autre et que ta place est ailleurs".Au contraire ça ne peut être que bénéfique pour le groupe dans la mesure où, ça lui apporte de nouvelles idées, influences.
- Tu n'apparais pas sur la pochette de "Life on the line", as tu toujours un contrat avec CBS ?
- Graeme : oui, il y a quelques problèmes mais je pense q''ils vont être résolus . La dernière chose à laquelle pense le business ,c'est au rock' n 'roll , les contrats sont la pire gangraine qui puisse exister.
C'est vraiment un milieu d'enculé mais on s'en fout de toute façon, ils ne nous empêcheront pas d'être ensemble,et dejouer notre musique.
- Le NME a dit qu'on avait eu Eddie and Rhythm 'n Blues Rods avec Lew Lewis Eddie and the Punk Rods avec "Teenage depression" et Eddie and the pop Rods" avec "Life On The line" . Vous êtes d'accord ?
- Barry : Quand la presse anglaise s'occupe de quelque chose, elle ne s'occupe jamais de ce qui est important, seulement des choses mineures qui se passent et elle essaie d'être la première à en parler au risque de se planter. Lorsque la mode new-wave est apparue, elle nous a laissé tomber et a parlé des pires trucs,c'était désastreux.
- Graeme : Les faits ne sont jamais reproduits dans leur vérité,ils ajoutent leur propre interprétation, il ne faut pas les croire, ils se foutent de la musique. Tu sais, on admire Status Quo, c'est un grand groupe, la presse les a toujours descendus et après quinze ans, ils sont toujours là parce qu'ils croient en ce qu'ils
font et suivent leur direction sans s'occuper du reste. Nous faisons la même chose, nous ne sommes pas une mode qui arrive et s'en va comme une marée.
- Vous n'avez pas répondu à ma question
- Dave : ( il est là depuis cinq minutes) Il y a quatre ans on faisait exactement lamême chose, Il n'y a pas eu réellement de changement de cette sorte, nous faisons encore un set complet de morceaux ,comme des blues à douze mesures ou qui ressemblent à des vieux rhythm n'blues et ils sonnent comme avant. Ils ont
simplement le temps mais ça ne change pas réellement .
- Vous étiez présents au début de la new-wave lorsque vous jouiez au Marquée début 76.
- Dave : Oui mais c' est tout, nous n'avions rien à voir avec tout ça, nous ne pensions pas de la même façon, il n'y avait absolument pas de sentiments punk chez les Rods .Il se trouve qu'on est sorti à cette époque. C'est comme dans les sixties, il y avait beaucoup de groupes et beaucoup de kids ne ressentaient pas ces
histoires de héros, ils avaient simplement le sentiment de pouvoir sortir et d'aller assister à des concerts ; en 7 ou 8 ans, ils ont appris comment le faire. Je n'aime pas cette foutue période pop avec les pop stars. C'est comme si lles kids prenaient exemple sur nous au lieu d'être eux-mêmes, c'est tout à l' envers. Le trip du héros est une foutue connerie.
- Que penses tu de l'évolution du rock en 77 ?
- Dave : évolution ? je ne pense pas qu'il y ait eu tellement d'évolution.
- Pourquoi ?
- Dave: pour moi les gens fontl la même chose que ce que nous avons fait ou que ce que d' autres groupes ont fait avant nous, rien de jamais vu auparavant .C'est vrai aujourd'hui encore.
- Mais tu ne penses pas que ce qui s'est passé est important ?
- Dave: Euh, oui, je ne dois pas etre restrictif, parce que ça a procuré la chance aux kids d'aller aux concerts et d'en donner aussi .Pendant un moment , c'était vraiment lassantet il n'y avait que la disco et pas moyen pour un nouveau groupe de sortir , et les kids ont de nouveau la possibilité de se défoncer avec des groupes de leur age et qui leur ressemblaient .Ils n'étaient plus obligés de rester chez eux à écouter des disques, ils
ont retrouvé le gout des concerts, ce qui est une bonne chose. Ils peuvent maintenant commencer quelque chose, la preuve leur a été donnée qu'il y a de la place pour tout le monde . Le chemin est tracé ,ils vont pouvoir innover.
- Penses tu que le Pub Rock, Feelgood, Kursaal, vous , était un phénomène pré-révolutionnaire ?
- Dave : Oui, sur, beaucoup de groupes ont commencé des choses nouvelles, ils ont redonné aux kids le gout du rock - parce qu'ils l'avaient perdu , oublié avec des groupes comrne Genesis, Yes et toute cette rnerde. Mais ça n'avait en fait rien de révolutionnaire, rien de comparable avec des types comme Hendrix ou Townshend . En fait , c'était plutôt une réaction à l'ennui. Je veux dire la musique ne peut pas etre
révolutionnaire, ça n'existe pas . Qu'est-ce que les nouveaux groupes ont apporté de révolutionnaire par rapport à ceux des années 60 ? Tout le monde se pique les idées et ç'est normal, c'est un cercle mais on ne peut pas parler de révolution si ce n'est que l'enthousiasme est revenu et quela musique a retrouvé sa réalité en s'adressant directement aux kids. Il est facile de parler de révolution mais on a toujours dans la tête ce qui s'est passé avant et les influences ne peuvent être éliminées. L' important c'est de faire oublier aux kids ce qui se passe dehors lorsqu' ils viennent à un de nos concerts ; à' côté de ça, toutes les révolutions sont des foutaises. Les groupes qui font de la politique sous le prétexte de la révolution, le font pour le blé et rien ne change.
- La scène a changé malgré tout.
- Dave : Qu'est-ce qui a changé depuis 65 , tu vois une différence en dehors du fait que les concerts coûtent plus chers et que le business a grossi , qu'il brasse plus d'argent . Les groupes continuent de
donner des concerts et les kids continuent à aller les voir comme avant et rien n' a changé, c'est une illusion. La politique est une connerie, les groupes New Wave ne sont pas les premiers à avoir fait de la politique et de toute façon, çà n'a jamais avancé à rien.
- Graeme (en français dans le texte) : Plus ça change et plus c'est la même chose .
Bill Schmock
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samedi 12 mai 2012
Brainwash interview - PHENOMENE FANZINE - 1985
BRAINWASH - CAEN
interview dans "PHENOMENE FANZINE" 1985
Le groupe "BRAINWASH" s'est forrmé en mars 83 et il se compose de:
Pascal (chant),René (batterie),Jean Guy (guitare),Marshall (basse)
- Influences musicales ?
Nos influences vont de l'épingle à nourrice à la tondeuse à 5 cales.
- Comment définissez vous votre musique ?
De la bonne musique.
- Combien avez vous fait de concert, et comment c'est passé votre premier concert?
On. a fait a peu près vingt concerts, notre premier concert s'est très bien passé, on étaient tous bourrés le public sautait partout au premier accord c'était bien fun, mais j'arrête là sinon il faudrait 4 pages.
- Quel est votre public ?
Beaucoup de skins et de punks mais aussi quelques personnes qui n'ont rien à voir avec ces 2 mouvements et ça nous étonne beaucoup à chaque fois.
- Projet disques/k7 ?
Pour les k7 c'est déjà fait on est sur 2 compil. en Angleterre, le disque, oui, quand on aura du Fric.
- Votre meilleur anecdote de concert ?
On étaient tous bourrés et bien raides, on étaient allés voir un groupe qui jouait dans un bar, on a pris leur matos, on arrêtait pas de se planter mais les mecs du public ont trouvé que c'était super il faut dire qu'il étaient tous aussi saoul que nous.
Pour finir le groupe à joué pour rien, c'est nous qui avons eu tout le succès ce jour là.
- Avez vous des rapports avec d'autres groupes Français ?
Oui on joue souvent avec les Skinkorps de Rouen, on joue également avec Trotskids. Ça c'est pour les concerts, sinon on est bien avec la plupart des autres.!
- Avez vous joué dans d'autre groupe avant celui-ci ?|
Le batteur jouait dans Scum-Bag (un ancien groupe Punk de Caen)
- Projet ? Souhait ? Mot de la Fin ?
Projet: une cuite cette après midi.
Souhait: une autre ce soir.
Mot de la Fin: On espère bien que tu va vendre un bon million d'exemplaire.
"PHENOMENE"
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