mercredi 16 mai 2012

Eddie and the Hot Rods interview - BEST - 1978

Eddie and the Hot Rods interview dans Best - 1978

Passé le déferlement punk, Eddie & The Hot Rods sont toujours là, enthousiastes comme au premier jour, brûlant les planches et consumant la cire. Bill Schmock est allé leur dire qu 'il ne les avait pas oubliés.

Drôles de gens que ceux d'Eddie & The Hot Rods, des mecs qui marchent à l'instinct, comme ça, sans trop se soucier des conséquences. Et bien sûr ils ne font pas toujours ce qu'il y a de plus bénéfique pour le groupe et forcément leur succès s'en ressent. Parce que tout de même, Eddie & The Hot Rods est le nouveau groupe anglais dont on a parlé en premier, le plus et en mieux, faut pas oublier.
Les gars étaient là au début du boom new-wave en 1976 avec leur rock qui retrouvait l'urgence et la spontanéité des débuts, avec leurs singles qui pétaient le feu et faisaient les premiers pieds de nez au business. Savaient rigoler et faire danser et filer une énergie sans manières, mais les garçons ne voulaient pas jouer le jeu de la contestation, pas plus que celui du scandale. C'est ainsi qu'ils se sont fâchés à mort avec les Pistols à l'époque où ils passaient ensemble au Marquée.
Les Rods préféraient jouer et prendre du bon temps, en donner par la même occasion ; les Rods sont des petites zones qui lorsqu'ils sont sur scène ne pensent qu'à une chose, s'éclater, et du coup ils se sont faits dépasser, noyer, oublier par un phénomène dont ils étaient au centre sinon à la base.
 Les Rods n'avaient pas de grandes gueules, la seule chose qu'ils savaient faire c'était du rock et du bon et du vrai. Ils savent toujours. Et puis aussi, ils ont enregistré deux foutus 33 tours. Avec des morceaux qui sonnent comme des manifestes adolescents, impossibles à oublier. Seulement, entre l'enregistrement de « Teenage Dépression » (qui a reçu l'éloge de la critique) et celui de « Life On The Line » (idem) il s'est écoulé trop de temps; tout au moins assez pour se faire oublier, assez pour se faire doubler par tous les autres qui n'en avaient pas à perdre.
Et comme ils marchent au fun ils ont fait d'autres erreurs, celle de changer trois fois de nom en l'espace de six mois juste pour l'esthétique de leurs pochettes,celle d'enregistrer avec d'autres musiciens, Rob Tyner du MC5, Johnny thunders, celle de passer au Pavillon de Paris aussi.
Alors, pour en savoir un peu plus sur leur situation présente, les concerts (sold-out) qu'ils donnaient au Lyceum de Londres étaient l'occasion rêvée.
La première chose qui frappe c'est à quel point leurs morceaux sont forts, des tubes en puissance qui viennent à chaque fois vous péter dans la gueule sans que vous puissiez vous empêcher de sauter au plafond. Parce que vous vous surprenez toujours à connaître paroles et mélodies comme si vous les aviez toujours chantées. Les hymnes que sont déjà « Cet across to you », « Teenage Dépression », « Why can't it be ? » donnent la mesure du talent de Dave Higgs. Un compositeur génial qui a le don d'écrire des chansons évidentes qui restent.
Les reprises, « The Kids are alright » deTownshend, « Show me alright » de Tex, « Shake » de Cooke qui leur collent à la peau et retrouvent une vitalité toute neuve.
Et les nouveaux morceaux qui sont pour la plupart le fait de Graeme Douglas, le nouveau guitariste (ex-Kursaal Flyers),« Téléphone Girl », « Life On The Line » et « Do Anything you wanna do » ont exactement tout ce qu'il faut pour que vous vous les rappeliez dès la première écoute.
D'ailleurs un des grands moments du concert c'est lorsque Barry Masters hurle en sautant de toute part « Do Anything you wanna do » sûr de son public qui reprend en coeur. Barry Masters se conduit toujours sur scène comme s'il était sur un ring avec ses sauts spectaculaires, ses roulés-boules acrobatiques.
Sérieuses parties de guitares aussi entre Higgs et Douglas qui, dans le genre rythmique-solo, se posent un peu là. Les Rods sont définitivement un sacré groupe scénique qui possède déjà ses classiques.
 J'avais rendez-vous après le concert pour faire une interview. La loge est pleine à craquer de gens de toutes sortes. Le Champagne coule à flots et bien sûr le manager a oublié de prévenir Barry de mon arrivée : « Écoutes, on boit d'abord, on se paye du bon temps et on fait notre affaire un peu plus tard dans la chambre de mon hôtel » — « Ok Barry, ok » . Sur ce, il attrape une bouteille de Champagne qu'il prend bien soin de remuer avant de la déverser sur les têtes environnantes et recommence le jeu cinq ou six fois de suite.
Seul, Dave Higgs reste dans son coin avec sa petite amie pour discuter tranquillement en buvant du seven up. « Tu t'amuses David ? » — « Sûr mon gars ». La fumée envahit très vite la pièce, la chaleur suit et les yeux commencent à pleurer. Le truc qui m'étonne c'est le nombre de groupies présentes et pas de raclures, à tel point que j'en peux plus de mater les culs et à mesure que le temps et le Champagne s'écoulent j'en viens à mater n'importe lesquels, même ceux des mecs. Là, j'ai compris que ça n'allait plus du tout :
« Ok Barry, on y va ?» ; on y est allé. Dans la chambre, Graeme Douglas nous a suivis et un peu plus tard le reste du groupe accompagné de quelques amis. Une vingtaine de personnes plus très claires, il était trois heures du matin et pour la première fois à la surprise générale Dave Higgs s'est mis à parler.  

















- Les concerts que vous donnez à Londres sont toujours meilleurs qu'à Paris, l'endroit où vous jouez est important ?
- Barry : La dernière fois que nous sommes venus à Paris c'était pas mal je trouve, mais il y avait cette grande salle ridicule (le Pavillon de Paris) pour les grands groupes. Et puis nous en étions encore à chercher notre identité, c'était une période de transition pour le groupe.
- Graeme : C'est comme moi actuellement, c'est mon premier grand tour avec le groupe et j'ai mis un certain temps à m'y intégrer, adapter ce que je faisais à ce qu'il faisait, pour faire les choses vraiment bien. Maintenant ça va beaucoup mieux, nous nous connaissons mutuellement et savons de quoi nous sommes capables ensemble, (s'adressant à Barry) Ce soir c'était un peu confus, je ne m'entendais pas bien, il va falloir remédier à cela demain.
- Barry : Pas de considérations techniques pendant l'interview ! C'était un bon concert.
- Graeme : Oui, great.
- Barry : Tu sais au Dejazet c'était mieux, le club était bien, il y avait de bonnes vibrations. La question que l'on nous pose souvent est de savoir si l'on se sent mieux dans les petits clubs ou dans les grandes salles. En fait ça dépend du moment et des gens qui viennent nous voir. Le public fait les bons et les mauvais concerts. Ça ne dépend pas de la ville mais de la possibilité de communication.


- Mais ne pensez-vous pas que votre public est plus à Londres qu'ailleurs ?
 - Barry : Non. De toute façon les gens qui aiment le rock'n'roll l'approchent de la même manière n'importe où, du moment que le groupe est bon et fait bien son truc. Avant que Graeme nous rejoigne nous avons fait une tournée française avec Marc Zermati, il y avait plusieurs dates en province et nous avons bénéficié d'une très bonne réaction de la part du public parce qu'il n'a pas l'occasion de voir beaucoup de groupes rock. 


-  D'où venez-vous ?
 - Barry : Nous sommes de Southampton, enfin à côté mais nous allons nous baser à Londres, ça facilite les choses c'est un centre qui permet d'évoluer tout autour.


- Graeme, comment as-tu rejoint le groupe ?
 - Graeme : De façon toute fait imprévue et d'un autre côté ça devait arriver. J'ai joué avec Kursaals pendant trois ans et si tu veux je n'étais pas satisfait, j'en avais marre de ne pas vraiment jouer la musique qui me tient à coeur et se rapproche en fait du hard-rock. Une musique simple et directe, puissante. Le mieux que j'avais à faire était de me tirer et à ce moment-là, ils m'ont demandé un soir de venir jammer et je l'ai fait et c'était vraiment ça.
- Barry : C'était très étrange pour nous. Bon, la presse a déconné en disant que Graeme est venu pour sauver le groupe parce que nous n'avions rien fait depuis un an et demi. Au départ c'était simplement pour se faire plaisir. Nous avions un concert au Rainbow et nous lui avons dit d'apporter sa guitare, on va se marrer et prendre du bon temps, et puis on s'est vraiment marré alors il est resté. De toute façon nous avions changé personnellement et nous cherchions à changer notre musique pour qu'elle corresponde mieux à notre nouvelle vision.  


- II semble avoir eu une grande influence sur vous et votre musique, non ?
- Barry : Oui, c'est vrai.
- Graeme : J'ai une force de caractère énorme . (rires)
- Barry : Il s'est opéré un changement naturel au sein du groupe et la venue de Graeme et aussi un changement naturel, bien que nous avions l'impression de n'avoir rien besoin de plus dans le groupe. Je sens beaucoup plus d'appui maintenant, personnellement ça me facilite les choses . Graeme compose et joue sur des bases plus mélodiques mais toujours puissantes et ça me permet de faire des choses plus variées vocalement. Il donne aussi plus d'espace à Dave (Higgs) . Avant , il n'avait pas le temps de faire des solos, il était moins percutant. Il lui donne le moyen de s'exprimer plus longuement sur scène. Il aide vraiment tout le monde. Il nous allège et nous ne nous étions pas apperçu auparavant que c'est ce dont nous avions le plus besoin.
- Graeme : Tu sais jusqu'ici , j'ai passé mon temps à apprendre et je m'apperçois maintenant que c'était pour ce groupe.  


- Comment ça se passe entre David et toi ?
- Graeme : Au début, je crois qu'il était un peu ennuyé, c'est lui qui a été le plus affecté par mon arrivée. Nous avons du apprendre à nous connaitre en tant que musiciens et aussi en tant que compositeurs, maintenant nous donnons le meilleur de nous mêmes et nous nous complétons, nous avons tout à y gagner.


- Pourquoi n'a-t-il composé qu'un titre sur 'Life. On the line ?'.
- Barry : Parce qu'il l'a décidé ainsi, il ne voulait pas s'éparpiller, et il a fait un  morceau vraiment très fort, c'est une décision personnelle.


- La grande question : vous aimez les pochettes suicidaires, est-ce que cela signifie quelque chose de particulier pour le groupe? 
- Graeme : Euh,elles véhiculent un  message : c'est une question de réincarnation , le commencement de vies nouvelles, (rires) ;  non ce sont simplement de foutues bonnes pochettes. Ça n'a rien de profond, nous ne voulons surtout pas pousser les kids à se suicider par strangulation .
 - Barry : La première pochette était vraiment forte, très intense, c'était vraiment la tête du type qui est sur le point de se suicider mais qui ne sait pas encore s'il va le faire. La seconde pochette est le contraire de ce que l'on pouvait attendre de nous, après la couleur, elle est noire et blanche et grise mais en fait elle est dans la même lignée que la première. Finalement elle reflète assez bien la carrière du groupe, c'est un pari, il y a une corde et si l'on met la tête dedans on peut se pendre à sa propre corde, c'est vraiment la vie sur un fil.
Le groupe peut éclater et nous aurons juste la solution de retourner à nos sales boulots et fini la musique.
Les Rods représentent un pari continuel et l'on-peut se planter à tout rnoment.





















- Mais c'est tout de même l'ambiance du moment .
- Barry :  Euh, oui d'une certaine façon, cela peut-être interprété comme ça mais nos chansons sont plutôt pleine d'espoir et d'espérances. Elles sont axées sur la contestation des choses qui sont pourries , nous disons "ceci ne va pas, faites quelque chose si vous voulez les changer, allez y, mais si vous ne voulez pas, ne le faites pas, si vous préférez vous pendre, allez y". Nous ne sommes pas des maitres à penser, nous ne dirigeons pas les kids, nos textes ne   disent pas " faites ceci ou celà" mais plutôt "faites  pour le mieux, jouissez de la vie comme vous l'entendez,amusez-vous ". Actuellement, la plupart des grou'pes new-wave se veulent des prêcheurs, ils disent "essayez de faire des trucs comme nous le faisons et si,vous le voulez nous avons la réponse pour vous". Ils  parlent en connaisseurs de religion et de politique, seulemem c'est un risque parce que,si ce qu'ils disent est faux, les kids vont se retrouver dans la merde. Et le rôle d'un groupe n'est justement pas de foutre son public dans la merde,mais de  lui donner du bon temps, C'est  une grande responsabilité.


- Pourquoi avez vous changer si souvent de nom ?  
-Graeme : Nous n'avons jamais changé,  c'est une erreur, une mauvaise  compréhension, interprétation de la presse anglaise qui est toujours à la recherche d'information . En fait , nous avons sorti un 45 tours avec un logo spécial et Eddie & The Hot Rods était tout simplement trop long pour l'esthétiqu alors nous avons gardé simplement Rods.La presse s'en est  tout de suite  emparé sans se renseigner auprès de nous; Le plus drole,c'est que c'est elle là première à nous,ayoïr appelé les Rods parce que c' était plus court. Tout ça ce sont des conneries qui n'ont pas d'importance.


- Mais tu ne penses pas que ça peut nuire à votre carrière ?
- Graeme :
Trop de personnes croient en ce que la presse raconte alors que c'est du chewing-gum, elle ne raconte que' ce qu'elle veut. Elle.essaie de nous changer, elle en rajoute  rnais ça ne marche pas parce qu'on s'en fout .Elle veut du sensationnel , des hits, des têtes d'affiche et s'il y en a qui passent à côté de ça , c'est bien nous .


- Pourquoi ce  long silence entre "Teenage Dépression" et "Life On The line" ?
- Barry :
nous sommes humains, nous ne sommes pas une usine. Nous aurions  pu enregistrer un 33 tours avant , juste pour répondre aux désirs du public mais il aurait été moins bon.Nous ne voulons pas nous forcer à produïre des disques pour une simple question de délais,  nous préférons avoir du bon matériel avant d'enregistrer et c'est ce que nous avons fait. La musique c'est pas du travail à la chaîne ou alors dans ce cas ,il ne faut pas espérer qu'un groupe donne le meilleur de lui-même parce que forcément il n'est pas 
motivé s'il est forcé de s'en tenir à un horaire fixe. Le prochain album sera étonnant.


- Mais tout de même,çà peut vous faire oublier
- Barry :
on se fait oublier plus catégoriquement avec un mauvais disque qu'avec un bon silence.Nous refusons à sortir de mauvais albums juste pour le succès , de toute façon, ca ne peut pas durer bien longtemps.


- Comment vous est venue l'idée d'enregistrer un single avec Rob Tyner ?
- Graeme :
nous l'aimons bien . Il était venu des Etats Unis faire une interview pour un article sur la New Wave anglaise , et un soir, nous avons donné un concert, il était là, nous lui avons proposé de venir chanter avec nous. Nous enregistrions alors "Life on the line" et comme nous avions le temps et des chansons prêtes nous avons enregistré le single en une nuit. C'etait bien, on l'a sorti , Great fun !


- Il parait que vous avez enregistré également avec Johnny Thunders ? 
- Graeme : Oui, seulement Paul et Steve, le bassiste et le drummer. Ils avaient déjà joué avec lui et le
connaissaient. Ils  entretenaient de bonnes relations et ils l'ont fait pour le fun.


- Tu penses que c'est bon de jouer avec différents musiciens comme ça ?
- Graeme :
  Oui, sûr, on n'est effrayé par personne. Tout ce que tu fais est une expérience qui t'apporte quelque chose.Tu apprends à mieux  connaître ton instrument ,tu 'apprends à jouer, c'est bon. C'est un échange très instructif. Il faut de toute façon être au courant de ce qui se passe autour de toi, ;ça te  permet d' évoluer et de na pas toujours faire la même chose.


- Mais là aussi ça peut être dangereux pour le groupe .
- Barry : Je ne pense pas, pas vraiment. Il y a vraiment une grande différence entre jouer avec un type un soir, jammer avce lui et vivre avec les gens . Parce que nous vivons plus ou moins ensemble et ça marche parce que nous sommes tous concernés par l'avenir du groupe, ce qu'il fait et ce que chacun  de nous pense des autres. Jamais on ne dira "Ok, tires-toi des Rods,parce que tu as joué avec quelqu'un d'autre et que ta place est ailleurs".Au contraire ça ne peut être que bénéfique pour le groupe dans la mesure où, ça lui apporte de nouvelles idées, influences.


- Tu n'apparais pas sur la pochette de "Life on the line", as tu toujours un contrat avec CBS ?
- Graeme : oui, il y a quelques problèmes mais je pense q''ils vont être résolus . La dernière chose à laquelle pense le business ,c'est au rock' n 'roll , les contrats sont la pire gangraine qui puisse exister.
C'est vraiment un milieu d'enculé mais on s'en fout de toute façon, ils ne nous empêcheront pas d'être ensemble,et dejouer notre musique.




- Le NME a dit qu'on avait eu Eddie and Rhythm 'n Blues Rods avec Lew Lewis  Eddie and the Punk Rods avec "Teenage depression" et Eddie and the pop Rods" avec "Life On The line" . Vous êtes d'accord ?
- Barry :
Quand la presse anglaise s'occupe de quelque chose, elle ne s'occupe jamais de ce qui est important, seulement des choses mineures qui se passent et elle essaie d'être la première à en parler au risque de se planter. Lorsque la mode new-wave est apparue, elle nous a laissé tomber et a parlé des pires trucs,c'était désastreux.
- Graeme : Les faits ne sont jamais reproduits dans leur vérité,ils ajoutent leur propre interprétation, il ne faut pas les croire, ils se foutent de la musique. Tu sais, on admire Status Quo, c'est un grand groupe, la presse les a toujours descendus et après quinze ans, ils sont toujours là parce qu'ils croient en ce qu'ils
font et suivent leur direction sans s'occuper du reste. Nous faisons la même chose, nous ne sommes pas une mode qui arrive et s'en va comme une marée.


- Vous n'avez pas répondu à ma question
- Dave : ( il est là depuis cinq minutes) Il  y a quatre ans on faisait exactement lamême chose, Il n'y a pas eu réellement de changement de cette sorte, nous faisons encore un set complet de morceaux ,comme des blues à douze mesures ou qui ressemblent à des vieux rhythm n'blues et ils sonnent comme avant. Ils ont
simplement le temps mais ça ne change pas réellement .


- Vous étiez présents au début de la new-wave lorsque vous jouiez au Marquée début 76.
- Dave : Oui mais c' est tout, nous n'avions rien à voir avec tout ça, nous ne pensions pas de la même façon, il n'y avait absolument pas de sentiments punk chez les Rods .Il se trouve qu'on est sorti à cette époque. C'est comme dans les sixties, il y avait beaucoup de groupes et beaucoup de kids  ne ressentaient pas ces
histoires de héros, ils avaient simplement le sentiment de  pouvoir sortir et d'aller assister à des concerts ; en 7 ou 8 ans, ils ont appris comment le faire. Je n'aime pas  cette foutue période pop avec les pop stars. C'est comme si lles kids prenaient exemple sur nous au lieu d'être eux-mêmes, c'est tout à l' envers. Le trip du héros est une foutue connerie.


- Que penses tu de l'évolution du rock en 77 ?
- Dave : évolution ? je ne pense pas qu'il  y ait eu tellement d'évolution.


- Pourquoi  ?
- Dave:  pour moi les gens fontl la même chose que ce que nous avons fait ou que ce que d' autres groupes ont fait avant nous, rien de  jamais vu auparavant .C'est vrai aujourd'hui encore.


- Mais tu ne penses pas que ce qui s'est passé est important ?
- Dave: Euh, oui, je ne dois pas etre restrictif, parce que ça a procuré la chance aux kids d'aller aux concerts et d'en donner aussi .Pendant un moment , c'était vraiment lassantet il n'y avait que la disco et pas moyen pour un nouveau groupe de sortir , et les kids ont de nouveau la possibilité de se défoncer avec des groupes de leur age et qui leur ressemblaient .Ils n'étaient plus obligés de rester chez eux à écouter des disques, ils
ont retrouvé  le gout des concerts, ce qui est une bonne chose. Ils peuvent maintenant commencer quelque chose, la preuve leur a été donnée qu'il y a de la  place pour tout le monde . Le chemin est tracé ,ils vont pouvoir innover.


- Penses tu que le Pub Rock, Feelgood, Kursaal, vous , était un phénomène pré-révolutionnaire ? 
- Dave : Oui, sur, beaucoup de groupes ont commencé des choses nouvelles, ils ont redonné aux kids le gout  du rock - parce qu'ils l'avaient perdu , oublié avec des groupes comrne Genesis, Yes et toute cette rnerde. Mais ça n'avait en fait rien de révolutionnaire, rien de comparable avec des types comme Hendrix ou Townshend . En fait , c'était plutôt une réaction  à l'ennui.  Je veux dire la musique ne peut pas etre
révolutionnaire, ça n'existe pas . Qu'est-ce que les nouveaux groupes ont apporté de révolutionnaire par rapport à ceux des années 60 ? Tout le monde se  pique les idées et ç'est normal, c'est un  cercle mais on ne peut pas parler de révolution si ce  n'est que l'enthousiasme est revenu et quela musique a retrouvé sa réalité en s'adressant directement aux kids. Il est facile de parler de révolution  mais on a toujours dans la tête ce qui s'est passé avant et les influences ne peuvent être éliminées. L' important c'est de faire oublier aux kids ce qui se passe dehors lorsqu' ils viennent à un de nos concerts ;  à' côté de ça, toutes les révolutions sont des foutaises. Les groupes qui font de la politique sous le prétexte de la  révolution, le font pour le blé et rien ne change.


- La scène a changé malgré tout.
- Dave :  Qu'est-ce qui a changé depuis 65 , tu vois une différence en dehors du  fait que les concerts coûtent plus chers et que le business a grossi , qu'il  brasse plus d'argent . Les groupes continuent de
donner des concerts et les kids  continuent à aller les voir  comme avant et rien n' a changé, c'est une illusion. La politique est une connerie, les groupes New Wave ne sont pas les premiers à avoir fait de la politique et de toute façon, çà n'a jamais avancé à rien.
- Graeme (en français dans le texte) : Plus ça change et plus c'est la  même chose .


Bill Schmock




samedi 12 mai 2012

Brainwash interview - PHENOMENE FANZINE - 1985

 BRAINWASH - CAEN


interview dans "PHENOMENE FANZINE" 1985


Le groupe "BRAINWASH" s'est forrmé en mars 83 et il se compose de:
Pascal (chant),René (batterie),Jean Guy (guitare),Marshall (basse)

- Influences musicales ?
Nos influences vont de l'épingle à nourrice à la tondeuse à 5 cales.

- Comment définissez vous votre musique ? 
De la bonne musique.

- Combien avez vous fait de concert, et comment c'est passé votre premier concert?
On. a fait a peu près vingt concerts, notre premier concert s'est très bien passé, on étaient tous bourrés le public sautait partout au premier accord c'était bien fun, mais j'arrête là sinon il faudrait 4 pages.

- Quel est votre public ?
Beaucoup de skins et de punks mais aussi quelques personnes qui n'ont rien à voir avec ces 2 mouvements et ça nous étonne beaucoup à chaque fois.

- Projet disques/k7 ?
Pour les k7 c'est déjà fait on est sur 2 compil. en Angleterre, le disque, oui, quand on aura du Fric.

- Votre meilleur anecdote de concert ?
On étaient tous bourrés et bien raides, on étaient allés voir un groupe qui jouait dans un bar, on a pris leur matos, on arrêtait pas de se planter mais les mecs du public ont trouvé que c'était super il faut dire qu'il étaient tous aussi saoul que nous.
Pour finir le groupe à joué pour rien, c'est nous qui avons eu tout le succès ce jour là.

- Avez vous des rapports avec d'autres groupes Français ?
Oui on joue souvent avec les Skinkorps de Rouen, on joue également avec Trotskids. Ça c'est pour les concerts, sinon on est bien avec la plupart des autres.!

- Avez vous joué dans d'autre groupe avant celui-ci ?|
Le batteur jouait dans Scum-Bag (un ancien groupe Punk de Caen)

- Projet ? Souhait ? Mot de la Fin ?
Projet: une cuite cette après midi.
Souhait: une autre ce soir.
Mot de la Fin: On espère bien que tu va vendre un bon million d'exemplaire.

"PHENOMENE"













jeudi 10 mai 2012

Delia Sparrow -

- Who are you , where are you come from ...
Delia - I was born in London - I've always lived in North London. I love London!

- How did you come into music?
I used to always dance to music when I was a baby/toddler. My dad plays guitar and sings - he used to busk in London in the 60s. He did a session for John Peel in the early 70s but sadly there's no recording of that. I joined any choir at school that would let me join and had any music lessons I could.

- Your first souvenir about that ?
Hm. I still have the first battered acoustic guitar I had when I was small. It has a big hole in it badly mended with weird cement. I also have my first electric guitar that I brought with my first school grant. I still play it live sometimes - it's good!













- What kind of music did you listen when you were young ?
Me and my brother would have fights over who would get to tape the 'sounds of the 60s' radio programmes. We would hold up a microphone to the radio so you can hear us fighting in the back ground...

- Any favorite band when you were young ?
I never knew the names of anything I heard - just the songs - but I think i liked the sound of things like Everly Brothers/ Poni-Tails, Chordettes...harmonies and that slightly mournful recording sound...

- First record ?
First record I remember buying was Streetband - Toast. I bought it for my brother's xmas present but I liked it so much I kept it. I remember having the Harder They Come Soundtrack, That'll Be The Day soundtrack and a compilation called 'Midnight Hustle' which was disco. I loved them all. The other first single I remember buying is Boots by Nancy Sinatra from an Oxfam shop.
- First gig ?
First gig I went to was the Boomtown Rats - it was their last ever gig and Ireland had just won a rugby match. I got there at the time it said on the ticket (obviously when doors opened) I went down the very front and read my book til the bands came on. It was okay with the supports but when the Boomtown Rats came on everyone pushed and shoved to the front. I got very squashed. I got lifted to the back over people's heads (i'm pretty short and i was getting very pushed around...).




















- Did you were in a youth cult ? Does style was important for you ? 
When I was about 10 I loved two-tone and ska. I used to have a black trilby with a little white band, I wore little black shoes with a chain across, black socks, skinny black trousers, black shirt, black and white checked tie and had The Specials/Madness all over my school bag! I tried to look like The Special I guess...oh and I had a Harrington bomber jacket - you know...with the tartan inside...
later I used to just like dressing up in general so sometime's I'd go to school in floor length velvet skirts with no shoes wearing my hair down and patchouli and lots of beads ....or another time i'd have studded belts and ripped jeans and sleeveless t-shirts and black lipstick..or i would wear 50s circular skirt with lots of petticoats, a ponitail, pointy shoes, fishnet stockings.....i guess i liked music from lots of genres scenes so would just pick and choose! I always end up staring at people who are dressed well! Style is very important to me but at the moment i just wear lots of jeans and t-shirts...

- Your past hobbies ? your best souvenirs ?
most of what i like doing is based on music. me and my friend did a fanzine when we were 16. I've written for other fanzines/magazines (music ones!) I don't really have a lot of souvenirs from gigs...i have diaries where i'd write down all the gigs i went to...




















- Did you ever play in a band ?

I've been in a few bands - these are the one's who've had records out...
Mambo Taxi - all girl garagey punky pop band
Phantom Pregnancies - Nihilistic noise punky stuff
Baby Birkin - French pop - Gainsbourg obsessed garagey stuff!
Manic Cough - pop punk
The Family Way - 60sy countryish poppy
The Schla La Las - all girl indie-garagey pop
VA6 - synth-rock'n'roll!
The Action Time - rock'n'roll/punk/soul 3 girls/3 boys
The Werewandas (still going now) garage-rock'n'roll - just had a 7" single out!
The Punjab Rovers - collaboration between Mambo Taxi and Cornershop
The A-lines - all girl garage-rock band
And I'm in a band now called The Nuns who play cover versions of songs by The Monks. I'm also working on an all girl glam-rock band called Romeo Challenger (Tim Glam Chops is helping write songs!) it's very slow though!

- What kind of music do you listen now ?
hmmm....well i go out with tim purr so I can't help but listen to lots of glam-rock! luckily i like it but mostly i like the poppier side of glam-rock...i like early Sweet and i like Mud and Milk N Cookies and stuff like that - I don't mind it but i'm not SOO fond of things like Hector/Iron Virgin - the harder stuff....I work in a music venue so hear a lot of indie bands from now...the latest contemporary band I heard taht I really liked was Django Django. that was fantastic! Sort of dancey but in a very restrained way...I like garage-rock but most modern garage-rock bands aren't so good...I like Skinny Girl Diet - teen grrrl band! they're great.

- Your 5 favorite records ?
VERY HARD!!! Velvet Underground, Lee Hazlewood, Everly Brothers, Bo Diddley, Incredible String Band - they're probably my top five bands. maybe...
- Your favorite song (difficult !!! ) ? woo that's hard! When You Are King by the White PLains/Jackie at the moment!

mercredi 28 mars 2012

John Coupé , The Vicious Rumours 's Bass player


- Who are you , where are you come from :
John Coupé...
Born in South London, England... Live in Belgium


- How did you come into music ?
Hard to say... I always had a love of music when I was growing up, my parents listened to a lot of music, and were always having parties of some sort either celebrating something or just a load of drunken mates at our house.
Maybe I got the bug like that? I know I used to listen to lots of the 'wilder' types of groups and tracks rather than safe boring music. I know that when I heard the Stranglers for the first time I decided I would play the Bass guitar.


- Your first souvenir about that ?
I bought short scale Bass guitar from Woolworths, really cheap and to be honest quite rubbish Had no idea how to play it... just sat in my bedroom and pretended to play along to Punk songs while listening to John Peels radio show or watching Top of the Pops or Old Grey Whistle Test on TV, Probably just like so many others from my generation.




           

- What kind of music did you listen when you were young ?
My first favourite bands were Alice Cooper and The Sweet. I had always liked the stuff Mum and Dad listened to, like the Who, Rolling Stones early soul and rock n roll, but the new Glam and Rock sounds excited me a lot moreas I grew up.


- Any favorite band when you were young ?
Sweet, Alice Cooper, T Rex, then Punk came along and it was The Stranglers and Generation X.For me Punk was a logical step from the Glam and Rock that I had grown with.

- First record ?
I think it was 'billy don't be a hero' by PAPER LACE? or maybe Ballroom Blitz by the Sweet.I didn't need to buy records myself when I was young 'cos my parents bought loads!! also I didn't have any money .


 
         
- First gig ?
Stranglers with the Cure.... Rainbow, finsbury park, 1979
- Best gig ?
Hard to say... there's been a couple that really stand out ; Ramones at hammersmith Palais in 1980, The Sweet at Woolwich tramshed aroung 1984 I think? Pink Floyd in Chantilly, France early 90's or when I had a backstage pass for a one off special show by AC/DC at hammersmith Odeon in 2003 I think?


- Did you ever play in a band ?
Vicious Rumours since 1981... I played in a rock band called Nerve Center for a while and now also play bass for french band the Misogynes.... ( Their old bassist is a friend of mine!! haha)
 - How did you come into ?
Mainly as I said from seeing the Stranglers on TV.... I knew that I wanted to play bass from then... I was determined to be in a group,especially a punk group.





           

- Were you part of a youth cult ?
Not really.... I will always consider myself a 'punk' simply because it was and is so important to me...to ask questions, and not take shit from authority. Thought it's more an attitude than a 'cult'.
I quite like skinhead fashion... tho would say If I was labeled i would say probaby more a SKUNK than punk or skinhead!
I don't like dressing or doing the same as everyone else, I have no interest in being labelled.
 - For how long ?
I like so many others discovered Punk in my early teens... I will always remember the famous Bill Grundy interview with the Sex Pistols.
My cousin introduced me to the music... he started going to the gigs in London, in the mid 70's, seeing bands like the Damned etc,he was the first person I knew to own 'never mind the bollocks'.



           
- Your past hobbies ?
I used to make military models, I read a lot... especially history.
I am very much into the history of the second world war, probably the most important time of Britain and Europes history.


- Your best souvenirs ?
Every time I go on Stage.... there is something about the feeling of playing to an audience that can't be described... especially if the gig goes well.
The birth of my daughter was a very special memory obviously aswell.


- Was style important for you ?
Not really.... I am the first to admit I have very little fashion sense. There are some things I like for example ben sherman shirts... I like lot's of different styles, in clothes, art, furniture or architecture.
- Is style still important for you ?
No.... Though I don't want to dress my 'age'! ... no sensible shoes, boring trousers or stuff like that


- What kind of music do you listen now ?
The same as I've always listened too.... A bit of everything.
Obviously Punk and rock more than anything, but I am very open to music. Though I detest POP, and Gangster Rap.... Rap, when it started, was interesting, it had something to say in the same way as Punk. Nowdays it's just a bunch of idiots talking rubbish.


 
           
- Your 5 favorite records ?
I have So many.....
Teenage Kicks...the Undertones
Bad Man... Cockney Rejects ( I used to play this before I left my house every time I went out to a gig etc).
Maybe Tomorrow...The Chords
Down in the Sewer....The Stranglers
I'll never Cry....Alice Cooper


- Your favorite song (difficult !!! ) ?
No it's easy! Teenage Kicks... The Undertones. This record, like New Dawn Fades by Joy Division, was part of me as I grew up and for some reason just seemed to sum up everything for me. Simple, but so much meaning behind it. Absolutely timeless .
























                                                                                                                                                                       

http://www.facebook.com/pages/Vicious-Rumours/141370162575761

http://www.myspace.com/oiviciousrumours

http://www.reverbnation.com/viciousrumours


.

mercredi 21 mars 2012

Dave Kemp , The Slade's Fan

- Who are you , where are you come from ...
I'm Dave Kemp. I was born in Paddington , London, in 1960.

- Your first souvenir about music ?
I joined the Monkees fan club in 1967. I have my Fan Club Membership Card still - I saw them in concert at Wembley in the UK and I was only 7 years old....So much screaming, I couldn't hear them sing!

- How did you come into music ?
Saw Slade on a tv show in the Uk called 2G's and the Pop People and became hooked (they sung Take Me Bak Ome)

- What kind of music did you listen when you were young ?
All the Glam Stuff - mainly Slade and Marc Bolan. But also, David Bowie, Roxy Music, New York Dolls, Gary Glitter, Wizzard etc...

- Any favorite band when you were young ?
It was always Slade - but Marc Bolan was also my idol.

- First record ?
My first record I bought was Apeman by The Kinks -loved the song but their image was a bit "dated" by then. I went "wild" when I eventually saw the glam rock bands - that was what I was waiting for!!

- First gig ?
The Monkees at Wembley Empire Pool in 1967 - supported by Lulu. I remember the Monkees brushed their hair on stage - and threw the hair brushes into the audience. The girls went wild!
- Best gig ?
Slade when they came back from 2 years in the USA.
They played the Rainbow Theatre in London and did 5 encores.
This was the best ever Slade gig.

- Did you ever play in a band ?
No - but I ran Slade's Fan Club for 3 years and helped them with merchandising.





- Did you were in a youth cult ?
Was sort of a young skinhead when I was 12 (wore Ben Sherman shirts, two tone trousers, tassled loafer shoes). Then became a sort of a punk in about 1977. Loved The Sex Pistols, The Clash, Generation X, Siouxsie etc.
- For how long ?
Both Skinhead and Punk - 2 years each.

- Your past hobbies ?
Collecting music papers and press from the 1970's. I have boxes of newspapers and press in my loft!






- Your best souvenirs ?
I have a Slade silver disc (for Everyday 1974), an award given to Don Powell of Slade for performing at the Monsters of Rock Festival in the uK (in 1981) and an autographed Marc Bolan album (The Slider - which I got Marc to autograph when I met him at Capital Radio in London in 1976)

- Does style was important for you ?
Yes. I think that Marc Bolan had great style. When you look at the old photos of him from the 1970's he still looks cool - all his clothes and style still look good in the year 2012. Also, I loved the punk style - that is still fashionable now as well in 2012.

- Does style still important for you ?
Yes. Band's have to have a good image - I think bands find it a lot more important now than when they did in the 70's.



- What kind of music do you listen now ?
I like most music. I still listen to Glam and Punk. But I listen to pop like McFly, Britney and Olly Murs (that my daughter likes) - and I will see bands such as U2. At the moment I am listening to a lot of reggae.

- Your 5 favorite records ?
Slade - Far Far Away
Sex Pistols - God Save The Queen
X Ray Spex - I'm A Cliche
Generation X - Ready Steady Go
T.Rex - Metal Guru

- Your favorite song (difficult !!! ) ?
Far Far Away - Slade....I listen to it at least once a week on my ipod - after almost 40 years!!




The Dave Kemp websites :